Pierre Doré assume sur scène son rôle de Zéro Janvier tout en accompagnant les musiciens au piano.

Curieux et fidèles au rendez-vous

« L’idée de marier le talent et le génie de Québec Issime à ceux de Berger et de Plamondon, déjà, promettait quelque chose de magique », a lancé juste avant le spectacle Lynn Blouin, directrice à la commercialisation et aux communications chez Destination Sherbrooke.

Grands connaisseurs du répertoire de Starmania, mordus de Québec Issime et curieux prêts à être initiés se sont rassemblés pour assister à la toute première représentation de ce qui alimentera les conversations cet été en Estrie.

Dès 19 h, une foule hétérogène, mais surtout fébrile a commencé à se pointer le bout du nez dans l’espace d’accueil de la place Nikitotek.

Robert Doré, « patriarche » et producteur de Québec Issime, avoue avoir douté au tout début de la proposition de mélanger scène extérieure et Starmania. « Je connaissais mon fils, je savais ce que ça allait coûter! » a rigolé celui qui se félicite aujourd’hui de cette grande réalisation.

La présence de plusieurs grands artistes a d’ailleurs validé l’ampleur du projet. On a fièrement souligné la présence d’anciens comédiens-interprètes de Starmania, soit Jean Ravel, qui a incarné Johnny Rockfort à Paris entre 1995 et 1999, ainsi que Michel Pascal, qui a porté les chics souliers de Zéro Janvier pas moins de 1667 fois.

C’est cependant la présence de l’illustre Nanette Workman, la Sadia d’origine, qui a suscité le plus d’émotion. Les spectateurs se sont empressés de saluer l’artiste avec une ovation, prouvant le lien particulier que beaucoup entretiennent avec l’œuvre depuis quarante ans.

Sceau de qualité

Venue d’Anjou, Lise était impatiente d’entendre un répertoire qu’elle connaît très bien, mais aussi de transmettre son affection pour ce dernier à ses filles et à ses petites-filles qui l’accompagnaient.

« C’est un partage de générations. Moi, je connais Starmania, c’est de mon époque. Mes petites-filles, elles connaissent bien les interprètes, puisque plusieurs sont passés par La voix » a-t-elle commenté, ajoutant qu’elle a un penchant pour la chanson Monopolis.

Gisèle Goyer voyait Starmania pour une première fois sur scène. « Je ne suis pas une personne qui écoute beaucoup de musique, mais j’aime les sorties de ce genre! Et avec Québec Issime, on ne se trompe pas. Je suis venue pour Cow-Boys, de Willie à Dolly, et j’étais enchantée. »

Même fidélité pour Salvatore Scali, qui dit s’être fié au « sceau de qualité » qui accompagne la signature de la troupe.

« Je viens pour m’initier à Starmania », dit Bernard Chaput. Il assiste aux spectacles de Québec Issime à Sherbrooke chaque année. Même si la troupe ne chantera Starmania que pour un été à la place Nikitotek, M. Chaput compte bien retourner voir le spectacle. « Cet été, si j’ai des invités qui viennent de l’extérieur, je vais les emmener! » a-t-il affirmé.

Pour Pauline Larouche et Josée Grégoire, c’est le nom de Luc Plamondon qui a justifié le déplacement. « Je connais aussi Rosa Laricchiuta de La voix, puis j’ai très hâte de voir Krystel Mongeau, elle est Sherbrookoise! » a ajouté Mme Grégoire.

« C’est de ma génération, mais ça a bien vieilli! s’est pour sa part exclamé Benoît Huberdeau. J’ai 53 ans, c’est en plein pour moi! Je suis impatient d’entendre les grands classiques, comme le Blues du businessman. »