Marc-André Fortin

Cowboy pas solitaire

Les vacances de Marc-André Fortin sont sur le point de se terminer. À compter de vendredi, le gagnant de Star Académie 2005 entamera son emploi d'été sur la scène de la place Nikitotek. Bolo au cou et bottes de cuir aux pieds, il débarquera à Sherbrooke avec la joyeuse bande de la revue musicale Cowboys : de Willie à Dolly pour une série de 26 représentations. Même s'il s'agit de «la production de Québec Issime la plus exigeante physiquement», le Bleuet assure qu'il n'aura pas l'impression d'être de corvée, à danser le two-steps à la belle étoile, aux côtés de sa conjointe et de plusieurs membres de sa belle-famille...
Après avoir donné plus de 150 représentations depuis quatre ans, tes bottes doivent être devenues confortables comme des pantoufles...
Effectivement, sauf que nous présenterons en primeur à Sherbrooke une nouvelle version du spectacle. Nous sortirons donc de notre zone de confort. Le décor a été agrandi. Il y a de nouvelles projections sur deux écrans géants, une scène surélevée a aussi été ajoutée. Forcément, la mise en scène a été modifiée. Deux des huit potpourris ont aussi été considérablement changés. On recrée maintenant un plateau de tournage du Ranch à Willie, et le segment consacré aux années 1990 à aujourd'hui, qui termine le show, s'étire maintenant sur 18 minutes. Nous arriverons à Sherbrooke mardi, afin de pouvoir répéter. Il faut faire du ménage dans notre tête, nous défaire de nos automatismes.
Le spectacle, qui a tenu l'affiche pendant les deux derniers étés à Saguenay, est une folle chevauchée : vous passez à travers une centaine de chansons, avec presque autant de changement de costumes. C'est presque une performance sportive, non?
Nous avons affaire à avoir un bon cardio! On chante, mais on danse en même temps! Il y a un potpourri de 12 minutes pendant lequel on danse sans arrêt. Ça prend donc une bonne discipline. Après le spectacle, on ne sort pas, on va se coucher!
Comment as-tu été initié au country?
Cette musique a toujours été présente dans ma famille, surtout du côté de mon père. Dans les années 1990, mon frère m'a fait découvrir le nouveau country, avec des disques de Garth Brooks, Shania Twain et les autres. Je me suis aussi intéressé au plus vieux country, de l'époque de Hank Williams, par curiosité. Le répertoire est tellement vaste, en fouillant un peu, on découvre qu'il est partout. Qu'on soit amateur ou pas, le country fait partie de nos vies. Les gens à qui l'on parle après les spectacles nous disent qu'ils se souvenaient que leur grand-mère écoutait telle chanson dans sa cuisine ou que telle autre chanson avait marqué leur jeunesse. Ce genre est très lié à nos souvenirs.
Quelle est ta chanson préférée du répertoire?
Perce les nuages, de Paul Daraîche, est mon coup de coeur depuis toujours. J'ai d'abord connu la version de Patrick Norman. Cette chanson est importante dans le patrimoine québécois, et c'est un grand cadeau de pouvoir l'interpréter sur scène.
Lorsque tu as mis un minialbum en ligne en novembre dernier, tu annonçais la sortie d'un disque complet en automne 2014. Est-ce toujours dans tes plans?
Le projet est sur la glace. J'ai été étourdi par tout ce qui s'est passé dans l'industrie musicale au cours de la dernière année, et j'ai besoin de prendre mon été pour réfléchir. Même si ma carrière solo est plus tranquille, je ne suis pas paniqué. J'ai d'autres occupations. Les spectacles de Québec Issime viennent combler mon besoin de faire de la scène. J'ai toujours aimé les shows de gang et, pour Cowboys, j'ai la chance de vivre ces moments en famille. (Sa conjointe Caroline Riverin, ses belles-soeurs Karine et Marie-Ève et deux beaux-frères sont aussi de la distribution.) En ce moment, ça me convient parfaitement.