Près d’un an après la sortie de son album «Traces & Scars», dédié à la mémoire de Bob Walsh, Guy Bélanger sera de passage au P’tit Bonheur de Saint-Camille le vendredi 23 février.

Comment la musique aide à guérir

«Traces & Scars». Parce que ce sont nos cicatrices qui nous rappellent le chemin parcouru, les combats menés. Et pourquoi un album portant ce nom? Parce que la musique est, entre autres, ce qui permet de guérir ces blessures, « comme un gros plaster, mais qui ne fait pas mal quand on l’enlève » assure Guy Bélanger, pour qui ce disque est arrivé à point.

Déjà, alors qu’il cogitait les idées de cet opus paru l’an dernier et en gribouillait les premières mélodies, l’harmoniciste renommé en identifiait le fil conducteur : l’amitié. C’est donc tout naturellement qu’il avait prévu le dédier à son ami de toujours Bob Walsh, celui qui l’a initié à la musique blues il y a près de 40 ans.

En novembre 2016, le projet a pris une autre tangente, redoublé de sens, alors qu’on apprenait le décès de ce grand homme de la musique.

« J’avais peur que ça devienne un album triste, mais finalement, ça donne quelque chose de très lumineux. Je suis certain que Bob est bien content », avoue Guy Bélanger. Le premier extrait, My Dearest Friend, a d’ailleurs été écrit pour celui qu’il surnomme « son grand frère ».
Cet album l’a-t-il aidé un peu dans le processus de deuil?

« Certainement! La musique, c’est un véritable baume. »

De belles rencontres

La musique a aussi fait naître de belles amitiés pour Guy Bélanger. Lors d’un festival en France à Rochefort en 2013, il a fait la rencontre de deux musiciens qui ont collaboré à Traces & Scars : le guitariste Preston Reed et le violoncelliste Eric Longsworth. Malgré la distance qui les sépare, et avec l’aide des technologies, Bélanger a eu le bonheur de travailler eux.

« Ils ont compris où je m’en allais dès le départ, ils ont saisi l’émotion. Ç’a cliqué tout de suite avec les deux. On sentait qu’on venait de la même place. On avait autant plaisir à jouer la musique, à la partager », explique-t-il au sujet de la connexion entre les musiciens.

Sur les douze pièces de l’album, deux sont chantées. L’une par sa bonne amie Luce Dufault (Who’s Left Standing) et l’autre par le chanteur néo-zélandais Delaney Davidson (Little Heart). Pour le reste, la parole est laissée à la musique.

« La musique, c’est comme un mystère, mais un mystère que je ne veux pas percer. Suffit de se laisser porter », confie celui qui est toujours ravi de la curiosité et de la générosité de son public.

Il sera d’ailleurs bientôt de passage à Saint-Camille. Accompagné de trois musiciens, il promet un spectacle rassembleur. « L’harmonica a une belle cote d’amour au Québec. C’est festif… et puis j’aime toujours autant en jouer! » lâche-t-il.

Des projections seront aussi de la partie. On retrouvera notamment des images tirées des films de son frère Louis Bélanger pour lesquels il a réalisé la bande sonore (Les mauvaises herbes et Gaz Bar Blues) de même qu’un hommage à Bob Walsh.

La vie est belle

Si. admet-il, ses débuts ont été plus laborieux, Guy Bélanger confie que les quinze dernières années ont été bonnes pour lui. En 2016, il a participé à la tournée québécoise de Céline Dion, pour qui il avait signé l’harmonica sur une chanson. Puis plus tôt en 2018, il a été nommé meilleur harmoniciste de l’année au Maple Blue Awards, « une belle tape dans le dos » — pour la deuxième fois!

Pour la suite des choses, Guy Bélanger compte simplement continuer à s’amuser et à créer. Il réalisera aussi la trame sonore du prochain film de son frangin.

VOUS VOULEZ Y ALLER?
Traces & Scars
Guy Bélanger
Vendredi 23 février, 20 h
P’tit Bonheur de Saint-Camille
Entrée : 29 $