Clémence Desrochers découvre l’exposition dédiée à sa carrière.

Clémence Desrochers découvre son expo

Un mélange d’extraits télévisuels, d’enregistrements sonores, de textes, de dessins et de photos sont maintenant exposés au Musée des beaux-arts de Sherbrooke. Tous ces petits morceaux de carrière représentent la vie artistique complète de Clémence Desrochers.

« Wow! » s’est empressée de déclarer Clémence Desrochers, samedi, lors du vernissage de Clémence. De la factrie au musée. Elle n’avait rien vu encore de l’exposition dédiée à son talent. « Je suis très flattée de me voir dans un musée de Sherbrooke, ma ville natale », partage la grande artiste.

Les 60 ans de sa carrière sont accrochés aux murs. Même des photos de l’enfance de Clémence ainsi que ses premiers dessins ont été rassemblées. Mme Desrochers a d’ailleurs fait plusieurs découvertes, elle s’est rappelé plusieurs éléments de sa vie en se promenant dans la salle.

UN ARRÊT, UN SOUVENIR

Elle prend le temps de regarder chaque pièce de l’exposition avec attention, en se rappelant chaque souvenir qui y est attaché. « C’est tellement bien fait, ils ont tellement bien travaillé », répète Mme Desrochers quand on lui demande sa satisfaction. Le mélange original d’images, de sons et d’œuvres dessinées rend l’exposition vivante et très représentative de la vie de la Sherbrookoise.

« C’est donc bien laid! », rigole-t-elle à plusieurs reprises. Elle parle du style de ses premières pochettes d’album et de ses premiers dessins. « Il y a des choses qui datent de 50 ans, les premiers dessins que j’ai faits sont naïfs, je n’avais jamais appris à dessiner », explique la Sherbrookoise.

Le désir de raconter se fait sentir sur la majorité de ses dessins, tous accompagnés d’une petite histoire, une petite description. « J’ai toujours envie d’écrire un texte avec mes dessins, de leur donner un titre », confie Clémence Desrochers. L’artiste est aussi très contente de l’aspect sonore de l’exposition. « J’ai une écriture faite pour être entendue », partage-t-elle.

DEUX JOURS DE TRAC

Les proches de Clémence ont partagé que cette dernière avait le trac durant les jours précédant le vernissage. Aucune raison de s’inquiéter : l’exposition est très attendue par les Sherbrookois. Le musée avait déjà reçu plusieurs confirmations de visiteurs à l’avance.

C’est encore un peu irréel pour Mme Desrochers de retrouver des bribes de sa vie exposées. Elle a toujours fait son travail en doutant, très humblement. « J’ai hâte de voir la réaction des gens, beaucoup de monde ne me connaissent pas », explique-t-elle.

L’exposition Clémence. De la factrie au musée pourra être visitée jusqu’au 18 novembre 2018 au Musée des beaux-arts de Sherbrooke.