Les artistes de Flip FabriQue.

Cirque en mouvement

Petit matin de semaine. Bruno Gagnon est à Édimbourg, où Flip FabriQue se trouve depuis le début du mois d'août pour une série de spectacles dans le cadre du 70e Festival Fringe. Le directeur général et artistique de la troupe québécoise née en 2011 est ravi : les billets ont vite trouvé preneurs et le spectacle atteint sa cible. Ce sont des ovations debout qui saluent la fin des prestations et les critiques élogieuses se multiplient. Que du bonheur pour la troupe qui s'apprête à revenir au pays. Une fois ici, pas de répit : trois ans après avoir présenté leur première création Attrape-moi à la Place Nikitotek, les artistes de cirque reviennent pour deux représentations de Transit, les 1er et 2 septembre. Pour patienter jusque-là, entretien tout circassien.
Que représente pour vous cette deuxième création?
Transit c'est se donner l'opportunité de réaliser tous ses rêves sur la scène, tout ce que nous n'avons j'amais eu l'occasion de faire, ou de présenter. Nous avons poussé la machine et l'inventivité plus loin pour ce show. Comme si c'était notre dernier spectacle, nous y allons à fond et faisons de ce moment quelque chose de spécial.
En quoi êtes-vous allés plus loin?
La création en tant que telle, les adaptations, les essais, tout ça a été beaucoup plus laborieux. Nous sommes allés plus loin avec chaque idée, nous voulions aller au bout de chaque image. Mais l'idée est toujours la même : performer comme si c'était la dernière fois. Nous sommes six artistes sur scène et nous enchaînons une douzaine de numéros. C'est un spectacle très énergique et de très haut calibre. On fait du cirque actuel, et familial, qui plaira à tout le monde. Il y a, entre autres, du trampoline, du hula hoop, de la corde à danser et un numéro de sangles aériennes comme vous n'en avez jamais vu. Et puisque nous faisons du cirque contemporain, nous ajoutons aussi une touche théâtrale à nos tableaux et à nos acrobaties. Il y a un fil conducteur.
La trame de Transit évoque entre autres la vie de tournée, l'amitié, le quotidien de la troupe. Qu'est-ce qu'on ignore sur l'univers du cirque, selon vous?
Que vivre du cirque est réellement possible. C'est un grand mystère pour plusieurs personnes qui pensent que c'est un rêve qui n'est pas accessible et qu'on ne peut pas vivre de son art, de sa passion.
Comment décririez-vous l'essence de Flip FabriQue?
L'amitié est un noyau fort dans la troupe et sur la scène. L'ingrédient numéro un de Flip FabriQue, c'est l'artiste lui-même, toujours. Ce qu'il dégage sur scène, son charisme, son charme, mais surtout son énergie. Et c'est l'énergie déployée par le groupe qui fait en sorte qu'un spectacle de cirque touche les gens, leur fait vivre des émotions. L'énergie, le jeu, la folie demeurent nos forces, depuis le début.
À quoi ressemble l'année qui vient pour vous?
Londres, Édimbourg, Sherbrooke, Salzbourg, Paris pour Noël, l'Australie en février : on n'arrête pas!
Vous voulez y aller
Transit
FlipFabriQue
Place Nikitotek
1er et 2 septembre, 19 h 30
Entrée : 28 $, 18 $ (enfant et étudiant)
Gratuit pour les moins de 4 ans