Naomi Watts joue le rôle de Sam Bloom dans l’histoire vraie, tirée du livre éponyme <em>Penguin Bloom</em>, dans laquelle un oiseau blessé, baptisé Penguin, aide une famille, dont la mère est paralysée après une chute, à surmonter ce drame.
Naomi Watts joue le rôle de Sam Bloom dans l’histoire vraie, tirée du livre éponyme <em>Penguin Bloom</em>, dans laquelle un oiseau blessé, baptisé Penguin, aide une famille, dont la mère est paralysée après une chute, à surmonter ce drame.

TIFF: une pie vole la vedette à Naomi Watts

Michel Comte
Agence France-Presse
OTTAWA — L’actrice Naomi Watts, qui a travaillé avec de grands noms de Hollywood comme David Lynch et Sean Penn, a reconnu qu’une pie lui volait la vedette dans plusieurs scènes du film Penguin Bloom présenté samedi au Festival international du film de Toronto (TIFF), qui se tient en formule virtuelle.

Naomi Watts joue le rôle de Sam Bloom dans l’histoire vraie, tirée du livre éponyme Penguin Bloom, dans laquelle un oiseau blessé, baptisé Penguin (pingouin), aide une famille, dont la mère est paralysée après une chute, à surmonter ce drame.

«J’étais un peu inquiète. Comment faire jouer un oiseau et les pies, c’est bien connu, ne sont pas très aimables», a confié l’actrice au cours d’une conférence de presse virtuelle.

Le film utilise des images générées par ordinateur, mais surtout «une multitude» de pies bien vivantes, a indiqué le réalisateur australien Glendyn Ivin.

«Elles ont volé les scènes jour après jour», a déclaré Naomi Watts, rappelant en souriant que l’un des oiseaux s’était soulagé sur sa tête lors du premier jour de tournage.

«On dit toujours qu’il ne faut jamais travailler avec des enfants ou des animaux, parce que lorsqu’ils sont bons, on ne voit qu’eux», a plaisanté Andrew Lincoln, qui joue le mari de Sam.

Sam Bloom parlant de chez elle en Australie a pour sa part confié que la vraie Penguin avait apporté «de la joie» dans sa famille.

«Pour le petit garçon que j’étais»

De son côté, la vedette de Selma, David Oyelowo, a fait à Toronto ses débuts de réalisateur avec la présentation de Water Man.

Écrit par la scénariste Emma Needell et soutenu par la présentatrice vedette Oprah Winfrey, le film raconte l’histoire d’un petit garçon (Lonnie Chavis) parti à la recherche d’un personnage doté de pouvoirs mystérieux, appelé Water Man, dans l’espoir que celui-ci pourra guérir sa mère (Rosario Dawson) atteinte d’un cancer.

«J’ai fait [ce film] pour le petit garçon que j’étais à 12 ans», a confié l’acteur d’origine nigériane, en soulignant qu’il est «très rare de voir une famille noire au centre d’une histoire de ce type».

Le film ne vise pas seulement «les personnes noires ou brunes», a souligné David Oyelowo, espérant qu’il serait aussi vu par des blancs et que ceux-ci s’y retrouveraient aussi.

Se voir dans la peau de personnes différentes «engendre l’empathie et diminue l’ignorance», spécialement à un «moment où il y a tant de divisions et de discorde» dans le monde, a-t-il ajouté.

Viggo Mortensen, réalisateur

À 61 ans, Viggo Mortensen, a lui aussi fait ses débuts derrière la caméra, réalisant un vieux rêve, avec Falling, un film évoquant les difficiles rapports entre un fils homosexuel et son père homophobe.

Et la vedette du Seigneur des Anneaux, ne cache son intention de continuer à diriger des films.

«Ça a été une belle expérience et j’ai hâte de recommencer», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse virtuelle, ajoutant qu’il pourrait aussi tenir un rôle dans ses films comme il l’a fait dans Falling, mais que «ce n’était pas une priorité».

Connu pour ses rôles dans des films de David Cronenberg, comme A History of violence ou Les promesses de l’ombre, Mortensen a aussi joué dans Le Livre de Green, qui avait été présenté l’an dernier à Toronto avant de remporter l’oscar du meilleur film.

«C’est une chose d’être connu comme acteur, mais je n’avais rien réalisé», a-t-il noté en soulignant qu’il n’avait pas été facile de convaincre les distributeurs internationaux.