Origine (2010), de Christopher Nolan
Origine (2010), de Christopher Nolan

Le meilleur du cinéma international de la décennie

Origine (2010), Christopher Nolan

Inception passe le test du temps. Ce film absolument grandiose sur le plan visuel, avec une forte distribution (DiCaprio, Page, Cotillard, Watanabe), un montage audacieux, positionne déjà Nolan comme l’un des maîtres contemporains. Position qu’il consolidera ensuite avec Interstellaire et Dunkerque.

L’arbre de la vie (2011), Terrence Malick

Méditation énigmatique autant que métaphore, le drame familial épique de Malick est traversé par des images d’une sublime beauté qui invitent à la réflexion. La Palme d’or 2011 propose une vision de la relativité de la présence humaine dans l’univers à partir du quotidien d’une famille normale bouleversée par une tragédie. Très fort.

Le maître (2012), Paul Thomas Anderson

Lion d’argent de la réalisation à Venise, PT Anderson offre une œuvre magistrale sur l’ascendant qu’un homme manipulateur peut exercer sur les crédules. La virtuosité de la mise en scène n’a d’égale que les interprétations du regretté Philip Seymour Hoffmann et de Joaquin Phoenix, aussi sacrés à la Mostra. Un bel hommage au cinéma d’après-guerre.

Sous la peau (2013), Jonathan Glazer

Presque expérimental, le troublant Under the Skin vaut autant pour la renversante performance de Scarlett Johansson que le style de réalisation. Glazer joue avec les codes de la science-fiction et du film d’horreur pour proposer une réflexion sur la séduction, les relations hommes-femmes, la sexualité, mais aussi sur la femme-objet...

Birdman (2013), Alejandro G. Iñárritu

S’il y a un film qui s’est approché du sublime, c’est celui-là. La réalisation s’avère brillante autant qu’éblouissante de maîtrise cinématographique. Il offre aussi une intéressante méditation sur la condition humaine, servie par de remarquables performances d’acteur. Mais tout en légèreté.

Le fils de Saul (2014), László Nemes

Grand prix à Cannes, ce puissant film s’avère absolument remarquable, tant sur le plan du récit que pour son exécution cinématographique renversante. Il s’agit d’une plongée sans concession au cœur de l’horreur des camps de concentration, mais aussi une œuvre qui illustre à merveille la toute-puissance de l’amour d’un père pour son fils.

Mad Max : La route du chaos (2015), George Miller

Miller a frappé fort avec ce sidérant quatrième volet des Mad Max qui amalgame film d’action, western et road-movie. Film d’auteur fortement ancré dans un monde post-apocalyptique qui pourrait bien être le nôtre dans un futur proche, avec une performance exceptionnelle de Charlize Theron sur le mode féministe. Tout ça avec des cascades ahurissantes, une cinématographie brillante et une tension d’enfer.

Blade Runner 2049 (2017), Denis Villeneuve

Le réalisateur québécois a réussi un coup de maître avec cette suite au mythique Blade Runner (1982) dont il a respecté l’esprit, tout en insufflant un surplus d’âme et sa touche magique. Servi en plus avec un visuel absolument époustouflant et une direction photo magistrale qui a valu l’Oscar au grand Roger Deakins. Chapeau bas.

Roma (2018), Alfonso Cuarón

Le triplé historique de Roma aux Oscars (meilleur réalisateur, direction photo et long métrage en langue étrangère) pour un film «mexicain» en noir et blanc a confirmé que ce film magnifique se classe dans les plus remarquables de la décennie.

Tu n’as jamais été vraiment là (2018), Lynne Ramsay

Un puissant suspense, (sur)prenant et audacieux, à propos d’un vétéran désorienté dont on ne sait trop s’il hallucine ou si sa réalité est distordue... À Cannes, le long métrage a valu à Ramsay un très mérité Prix du scénario et un Prix d’interprétation à Joaquin Phoenix pour sa performance magistrale.

Parasite (2019), Bong Joon-ho

L’incarnation d’une œuvre forte et implacable qui, souvent, dérange. Ce peut être, comme ici, la rupture de ton préconisée par le réalisateur. Ou bien, simplement, le propos dont la résonance va pour certains déclencher une réaction épidermique comme Parasite a su le faire. Une Palme d’or doublé d’un véritable succès populaire.