Le court-métrage belge <em>Le Lion et le singe.</em>
Le court-métrage belge <em>Le Lion et le singe.</em>

Le Festival du court-métrage de l’UE se tiendra en ligne, en mai

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit
La septième édition du Festival du court-métrage de l’Union européenne (FCMUE) se tiendra en ligne du 14 au 21 mai.

L’événement, gratuit, présente un florilège de court-métrages réalisés aux quatre coins de l’Union européenne (UE).

Ce voyage à travers l’Europe — mais dans le confort de chez soi — se fait en 22 étapes, pour les 22 court-métrages proposés, provenant de 22 pays. 

La programmation se décompose en trois regroupements thématiques dévoilés le 6 mai: Bien, ajustés; On n’a besoin que d’amour; et Le temps présent, le temps qui passe

Les films seront postés sur le site Internet de l’Institut canadien du film (ICF), où l’on peut aussi télécharger la brochure contenant la programmation complète.

Ces courts métrages sont présentés en langue originale avec des sous-titres en anglais. Leur contenu ne conviennent pas aux enfants, rappelle précautionneusement l’organisme voué à la diffusion cinématographique. 

Du côté des pays francophones, la Belgique propose toutefois le film d’animation grand public (et sans paroles) Le Lion et le singe. Signé Benoit Feroumont, ce récit d’une amitié improbable entre les deux animaux du titre, est aussi une parabole sur les dangers du feu.

https://youtu.be/0Vm5lqqWF4Q

Le court que propose la France, Les rois des démons du vent, est quant à lui signé Clémence Poésy. On y découvre, le soir du 31 décembre, aux urgences, la rencontre entre une interne au bord du burn-out et une patiente perturbée, qu vient de faire une crise psychotique. 

Ces deux films s’inscrivent au sein du programme Bien, ajustés.

Une image du court métrage <em>Les rois des démons du vent, </em>de la Française Clémence Poésy.

Résilience

« Nous sommes impatients d’offrir à un public encore plus vaste la chance de voir ces films et de prendre une pause de ce qu’on trouve généralement en ligne»,  affirme le directeur général de l’ICF, Tom McSorley. 

Chapeauté par l’ICF, le Festival est le fruit d’une collaboration entre les ambassades des États membres de l’Union européenne et divers instituts culturels européens.

À l’époque où il était tenu à la Cour des arts à Ottawa, «l’événement faisait salle comble chaque fois», rappelle M. McSorley. 

Brice de Schietere, Chargé d’affaires de l’UE au Canada, a remercié l’ICF  et ses partenaires pour avoir réussi à «transformer, en l’espace de quelques semaines, un festival en salle en un festival virtuel».

« Nous sommes profondément émus et reconnaissants pour cette démonstration de solidarité et de résilience face à l’adversité», a-t-il commenté.

 Le FCMUE – qui s’inscrit dans le cadre de la Journée de l’Europe au Canada, célébrée le 9 mai – sera présenté du 14 au 21 mai. 

Les billets de visionnement sont offerts sur le site Web de l’Institut canadien du film (cfi-icf.ca). Ces billets sont gratuits, mais on peut choisir l’option de faire un don à l’organisme.