Gilbert Sicotte, Louise Archambault et Rémy Girard

Festival de cinéma de la Ville de Québec: tapis rouge, quartier animé

Le Festival de cinéma de la ville de Québec, dont le rayonnement ne cesse de prendre l’ampleur depuis sa création, avait revêtu ses plus beaux atours, jeudi soir, à l’occasion de sa soirée d’ouverture. Le tapis rouge arpentant la place d’Youville jusqu’au Palais Montcalm a accueilli plusieurs dignitaires, au premier rang les artisans du long-métrage québécois Il pleuvait des oiseaux.

Louise Archambault (Gabrielle), ne cachait pas sa fébrilité à présenter son troisième film en carrière, dont l’essentiel du tournage s’est déroulé à l’an dernier, au cœur de la forêt Montmorency, au nord de la capitale.

La réalisatrice était accompagnée pour ce soir de première, bercé par les mélodies de l’Orchestre symphonique de musique de film de Québec, par les comédiens Rémy Girard, Gilbert Sicotte, Ève Landry et Éric Robidoux. Une autre figure marquante du film, Andrée Lachapelle, n’a pu se déplacer pour l’occasion.

Plusieurs membres des différents jurys étaient sur place, dont Marianne Farley, Francine Ruel, Sophie Faucher, Antoine Pilon, Julianne Côté et le caricaturiste du Soleil, André-Philippe Côté.

La chanteuse Ginette Reno était aussi de la soirée, débarquée à Québec à titre de grande amoureuse de cinéma. «On m’a demandé de faire partie du jury, mais mon horaire était trop chargé. Mais vu que je suis une cinéphile, j’ai demandé si je pouvais venir pareil, un soir ou deux.»

Fort achalandage

En poste depuis 2015, le directeur général du FCVQ, Ian Gailer, était tout sourire de voir le nouveau quartier des spectacles connaître un premier soir de fort achalandage. Car, en cette belle soirée de fin d’été, en plus du Palais Montcalm rempli au maximum de sa capacité, le Diamant présentait l’œuvre fleuve de Robert Lepage, Les sept branches de la rivière Ota, tandis que le Capitole accueillait le spectacle de la chanteuse humoriste Véronic Dicaire. Inutile de dire que les places de stationnement étaient convoitées dans le secteur…

Instants de plénitude

Pour lancer cette neuvième édition, le FCVQ a choisi de jouer la carte de la tendresse et de la compassion, avec l’adaptation du roman Il pleuvait des oiseaux, de l’écrivaine Jocelyne Saucier. Cet hymne à la liberté, tourné en pleine nature, suit le destin de trois ermites qui ont choisi de s’isoler au fond des bois pour vivre à leur manière ce qu’il leur reste d’existence. Un regard sur la vieillesse comme on en voit rarement au cinéma.

Le film renferme plusieurs instants de plénitude, dont un émouvant Rémy Girard qui chante et gratte la guitare, et un rapprochement charnel touchant entre Andrée Lachapelle et Gilbert Sicotte.

Le FCVQ se déroule jusqu’au 21 septembre, avec plus de 200 films présentés dans une douzaine de lieux de diffusion.

Un autre moment fort de la programmation aura lieu le 19 septembre, au Diamant, avec la première de Vivre à 100 milles à l’heure, de Louis Bélanger (Gaz Bar Blues), originaire de Québec, qui est venu tourner son long-métrage dans sa ville natale l’an dernier.