Le Festival de Cannes a plaidé jeudi pour la libération «immédiate» du cinéaste iranien Mohammad Rasoulof, condamné à un an de prison dans son pays.

Cannes veut rallier le monde entier à la cause du cinéaste iranien Mohammad Rasoulof

PARIS — Le Festival de Cannes a plaidé jeudi pour la libération «immédiate» du cinéaste iranien Mohammad Rasoulof, condamné à un an de prison dans son pays et primé il y a deux ans sur la Croisette pour son film Un homme intègre.

«Nous demandons la libération immédiate et sans condition de Mohammad Rasoulof et appelons les festivals du monde entier, les salles de cinéma et tous les artistes à faire de même», ont écrit dans un communiqué les organisateurs du festival.

«C’est avec la plus grande consternation que le monde a appris le verdict de la Cour iranienne» qui l’a condamné à un an de prison et deux ans d’interdiction de quitter le territoire, «ainsi que de s’impliquer dans toute activité d’ordre social ou politique».

Le réalisateur était déjà privé depuis septembre 2017 de la possibilité de «circuler» librement, de «travailler» et de se rendre à l’étranger, son passeport lui ayant été «confisqué», selon Michèle Halberstadt, dirigeante d’ARP Sélection, distributeur en France d’Un homme intègre.

«À travers son travail il ne cesse de conter la réalité de son pays, affrontant ainsi la censure imposée chez lui par les autorités iraniennes», souligne le festival de Cannes, où il est venu présenter trois films, dont Au revoir — prix de la mise en scène à Un Certain Regard en 2011 — et Les manuscrits ne brûlent pas en 2013.