Caroline Daganaud, originaire de Compton, a publié l’automne dernier son premier roman, intitulé «Sarah, mon amour».

Caroline Daganaud: Cet immense désir de publier

Devant les refus des maisons d’édition de publier son premier roman, l’auteure comptonoise Caroline Daganaud a décidé de l’éditer elle-même. «Sarah, mon amour» est paru l’automne dernier, et l’écrivaine prévoit une suite dès la prochaine année.

Caroline Daganaud a dû emprunter le chemin difficile, ce qui rend sa réussite encore plus savoureuse. Ainsi, après avoir complété le premier jet de son roman et l’avoir fait lire à ses proches ainsi qu’à une auteure de Montréal rencontrée au Salon du livre de Sherbrooke, la jeune femme de lettres a enclenché le processus de publication, qui s’est avéré long et très complexe.

« J’ai envoyé le manuscrit à plusieurs maisons d’édition. C’est à ce moment que j’ai découvert à quel point cet univers peut être particulier. J’ai perdu mon innocence assez vite. Les maisons d’édition m’ont toutes dit non. Ça m’a déçue. »

Malgré les revers qui se sont accumulés, elle a persisté en cherchant une solution au parcours conventionnel, encouragée par le soutien inconditionnel de son conjoint. « J’ai compris que les maisons d’édition ne veulent pas courir de risque avec de nouveaux auteurs, estime-t-elle. J’ai donc entrepris de trouver un imprimeur et d’éditer le livre moi-même. »

Dans Sarah, mon amour, le lecteur suit Sarah à deux étapes de ses périples amoureux et sportifs. Dans la première, la protagoniste a 17 ans et vit ses premiers émois amoureux, tout en commençant sa carrière de joueuse de soccer professionnelle. Neuf ans plus tard, c’est le propriétaire prospère d’une équipe de hockey qui tente de charmer Sarah, elle qui est maintenant à la tête d’un empire commercial.

Sarah, mon amour est aujourd’hui offert dans les bibliothèques de Compton, Magog et Sherbrooke ainsi que dans des librairies montréalaises.

Esprit fertile

La passion de Caroline Daganaud pour la littérature s’est développée à un très jeune âge, dès son entrée sur les bancs d’école.

« C’est vraiment là que ça a commencé, quand on nous faisait écrire des petits textes, se rappelle-t-elle. On est passé par le conte, la nouvelle, le roman d’aventures… J’ai vraiment accroché dès ce moment, l’attraction était instantanée. » Peu de temps après, elle tenait un journal intime qui détaillait exhaustivement ses journées.

Quant à sa détermination à écrire un roman, elle provient en partie de son esprit fertile. « Depuis toujours, j’ai des idées en tête. Je m’étais tout le temps dit que tout le monde devait en avoir. Un jour, j’ai réalisé que ces histoires que j’ai en moi sont des richesses. C’est tout récemment, à 35 ans, que j’ai décidé d’en mettre sur papier et de les partager avec les autres. »

L’auteure estrienne prépare déjà une suite à son roman. « Avec la manière dont j’ai fait terminer le livre, il y a certainement place à une suite. Mes lecteurs me disent que je ne peux pas les laisser sur ce suspense et abandonner mes personnages! » dit-elle en ajoutant qu’elle a encore la flamme pour l’écriture.

« J’ai plein d’idées en tête. Je suis une grande lectrice de romans policiers, donc je ne ferme pas la porte à cette idée. »