François Tétreault prend le flambeau de l’ancienne directrice Vickie Lassonde.

CAR : en quête d'une relève durable

En laissant les rênes à François Tétreault, le conseil d’administration du Centre d’art de Richmond (CAR) a bon espoir de s’assurer une relève stable et durable. Le mandat du nouveau directeur général et artistique de former d’ici un an une personne de confiance connaissant les différentes tâches nécessaires à la bonne gestion de l’organisme semble très réaliste pour le président et le principal intéressé.

François Tétreault prend le flambeau de l’ancienne directrice Vickie Lassonde, qui avait été nommée en janvier 2017. Celle-ci succédait à Nancy Pelletier, laquelle n’avait été en poste que de janvier à septembre 2016 avant d’être congédiée. Auparavant, trois autres directions générales s’étaient succédé en l’espace de 18 mois.

« Nous sommes très chanceux de pouvoir profiter de l’expérience de François Tétreault, alors que le mandat de Vickie Lassonde est terminé. Il assurera l’intérim jusqu’à ce que la formation d’un nouveau directeur soit complétée, tout en respectant la vision du CA de mettre davantage l’accent sur l’école de musique. Ainsi, on désire bonifier l’offre de cours », mentionne Dominic Pearson, président du conseil d’administration du Centre d’art de Richmond.

Le rôle de l’ancien directeur d’Orford Musique (de 2010 à 2017) est de dénicher et former un adjoint qui pourra lui succéder.

« Idéalement, ce serait quelqu’un de la région. Je travaillerai avec cette personne et ferai le tour des demandes de subventions offertes pour ce genre d’organisme. Je réaliserai une programmation complète avec elle et trouverai un moyen pour bien la rémunérer afin de la garder. Minimalement, nous aimerions qu’elle reste de quatre à cinq ans », explique François Tétreault, membre du conseil d’administration du CAR jusqu’à tout récemment.

« Diriger le CAR nécessite un travail phénoménal. La personne doit tout faire : écrire les communiqués de presse en passant par la programmation complète, sans oublier la gestion de l’école de musique, de la salle de spectacles et des bénévoles, en plus des tâches administratives », ajoute celui qui fut un des fondateurs de l’École nationale de la chanson de Granby et cumule plus de 22 ans en gestion d’organismes culturels.

« Moins à la fois »

Un des objectifs du nouveau directeur est de mettre sur pied un plan stratégique avec une vision et une mission claires et précises.

« Il faut se concentrer sur moins de choses à la fois, mais bien se centrer sur ce qu’on décide de faire. Je pense que l’école de musique et la diffusion de spectacles, c’est déjà beaucoup. Le Centre d’art de Richmond détient une belle salle et est un élément moteur dans la région en matière de culture. Il y a moyen que les gens du Val-Saint-François se réapproprient la salle du CAR », croit sincèrement le résident d’Ulverton.

Des travaux sont en cours pour réaménager une partie de l’étage où sont situés les bureaux de l’organisme et la salle Patrick-Quinn, afin d’y installer des locaux de répétition servant à l’école de musique. Le Réfectoire sera déménagé dans l’ancienne salle d’exposition d’arts visuels tandis que les bureaux administratifs déménageront dans le local consacré au vestiaire.

Dans la programmation actuelle, des spectacles sont prévus jusqu’au début de 2019. D’autres évènements s’ajouteront pour la compléter d’ici juin prochain.

Après une année de réflexion, François Tétreault s’est engagé non seulement au Centre d’art de Richmond, mais aussi au conseil d’administration du Théâtre Granada de Sherbrooke et à titre de président de l’École nationale de la chanson de Granby.

« J’ai accepté, car Sherbrooke, c’est un beau défi et j’adore la salle du Granada. Mon mandat sera défini ultérieurement avec le CA. Je désire rester dans le milieu des arts de la scène. J’en mange, ça fait partie de moi! » affirme celui qui se considère comme chanceux de pouvoir continuer de faire partie du monde culturel de la région.