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<em>Mon été haïku</em>, un livre pour enfants de Jeanne Painchaud, a été illustré par Chloloula, alias Chloé Germain-Thérien de Saint-Stanislas que l’on reconnait sur la photo.
<em>Mon été haïku</em>, un livre pour enfants de Jeanne Painchaud, a été illustré par Chloloula, alias Chloé Germain-Thérien de Saint-Stanislas que l’on reconnait sur la photo.

Capturer des moments grâce aux haïkus

Kim Alarie
Kim Alarie
Le Nouvelliste
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Plus que jamais, la pandémie nous aura incités à revenir vers l’essentiel et à reconnaître les petits bonheurs du quotidien. C’est au diapason de cette tendance que s’inscrit Mon été haïku, un livre pour enfants de Jeanne Painchaud illustré par Chloloula, alias Chloé Germain-Thérien.

Dans ce magnifique ouvrage, les jeunes lecteurs peuvent s’initier à la création de haïkus à travers l’histoire de deux jeunes qui se pointent chez leur voisine d’en haut, une auteure qui tente d’écrire un livre malgré les visites répétitives des deux apprentis poètes. De plus, l’histoire permet également de découvrir toute la culture autour de ces minuscules poèmes d’origine japonaise.

«Parfois, il y a des livres qu’on lit plusieurs fois et on finit par faire le tour, mais, celui-là, je sens que ça devient comme une référence à laquelle on peut revenir. Il y a aussi toute la culture du haïku que je ne connaissais pas», raconte l’illustratrice installée à Saint-Stanislas.

«J’ai été charmée par l’histoire. Je trouvais le fun de combiner une trame narrative avec des poèmes et avec un mode d’emploi et un guide d’activités. Je trouve que c’est un ouvrage riche qui donne le goût de le relire et de se l’approprier. Je n’ai jamais écrit de haïkus, mais c’est dans les projets, avec ma fille, de m’y mettre. Je trouve ça très inspirant pour saisir des moments avec les sens.»

Si le livre est destiné aux enfants, il est évident que les adultes peuvent également y trouver des trucs intéressants pour se lancer dans cette pratique toute simple. «Avec les pages documentaires à la fin, ça peut donner aux adultes l’envie d’écrire des poèmes ou d’accompagner les enfants là-dedans», souligne Chloloula qui a été très inspirée par le fait que le récit se déroulait dans la métropole, d’où elle est originaire, l’été alors qu’il fait très chaud. «Chaque projet est un nouveau défi. Je fais des livres jeunesse, mais je fais également plein de choses et il n’y a pas de recette. Il faut se laisser inspirer. Ça se passe l’été, en ville, dans la chaleur alors j’avais envie de couleurs chaudes. Ce sont les couleurs qui m’ont guidée.»

Le bouquin fait une cinquantaine de pages ce qui représentait une tâche substantielle pour l’illustratrice. En plus de l’histoire, plusieurs haïkus ont été minutieusement sélectionnés et parsemés au fil du récit. «Le défi était d’intégrer les pages de haïkus à travers la trame narrative, trouver le style. Au final, je me suis laissée inspirer par ce que les poèmes évoquaient en moi.»

Elle a d’ailleurs choisi de représenter le personnage principal du bouquin avec des traits très similaires à ceux de l’auteure. «Je la reconnaissais dans le texte, c’était elle qu’elle mettait en scène. Ce n’était pas une demande qui m’a été faite, mais c’est clair qu’il fallait que le personnage lui ressemble un peu. Selon les commentaires que j’ai reçus, je pense que j’ai réussi», sourit-elle.

Le projet est arrivé sur la table de Chloloula à l’automne 2019 juste avant la pandémie, ce qui s’est avéré être un bon moment. «La pandémie m’a permis de prendre plus de temps pour faire le projet et ça, c’est toujours agréable. Des fois, je trouve que les délais sont serrés et un livre jeunesse, j’ai besoin de le laisser décanter de faire le premier jet et de le retravailler», explique celle qui utilise plusieurs médiums pour réaliser ses illustrations.

«C’est vraiment un mélange. J’aime beaucoup les médiums comme l’aquarelle et la gouache. En général, je fais un premier jet avec ça et après je vais faire des retouches avec des crayons, du pastel. Par la suite, je vais retoucher électroniquement.»

Chloé Germain-Thérien est aussi derrière les illustrations du livre En route, publié aux éditions 400 coups, qui représente les routes sous de nombreuses formes. Dans son atelier de Saint-Stanislas, elle travaille également sur d’autres projets qui verront le jour prochainement.