Pierre-Jean Cano

Cano poursuit sa «musicanothérapie»

Pierre-Jean Cano a toujours été un artiste à part. Ses admirateurs, c'est un par un qu'il les conquiert. Plusieurs d'entre eux l'ont d'abord connu en tant qu'autostoppeur entre Sherbrooke et La Patrie, où il a habité pendant huit ans. Pour remercier ceux et celles qui le faisaient monter, le pianiste donnait un de ses enregistrements sur cassette.
Mais le Saguenéen d'origine a dû quitter la région l'an dernier, à cause d'ennuis de santé qui l'obligent à rester à proximité d'un centre hospitalier. Un déracinement qu'il s'est imposé à contrecoeur, car il a adoré ses années passées à l'ombre du mont Mégantic.
« Je ne pourrai jamais me détacher complètement de l'Estrie. J'ai même passé le solstice d'hiver dans un tipi à Val-Racine! Mes années dans la région auront été synonymes de composition, de recueillement et de méditation. Mais la vie m'oblige à bouger. Disons que mes proches m'ont fait comprendre que c'était plus raisonnable dans ma situation. Montréal m'offre quand même plus de possibilités musicalement. Mon nouveau producteur est à Boucherville et je ne trouvais plus de bon piano à queue en Estrie pour enregistrer mes pièces, du moins pour mes moyens.»
C'est par le truchement de l'internet que Pierre-Jean Cano est tombé sur le studio d'enregistrement de Guy Rhéaume. Celui-ci a réalisé les albums de nombreux artistes dans les années 1980, tels Céline Dion, Ginette Reno, René Simard, Mario Pelchat et Johanne Blouin. L'homme de studio a carrément offert à Pierre-Jean Cano de produire ses nouveaux albums instrumentaux.
Texte complet dans La Tribune de mardi.
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