Malika Bajjaje, directrice générale du FCMS, est agréablement surprise de la réception du public lors de l’édition virtuelle 2020.
Malika Bajjaje, directrice générale du FCMS, est agréablement surprise de la réception du public lors de l’édition virtuelle 2020.

Bilan positif de l’édition virtuelle du Festival cinéma du monde de Sherbrooke

SHERBROOKE — La 7e édition du Festival cinéma du monde (FCMS), qui s’est déroulée en ligne pour la première fois du 18 au 25 juin, a connu, pour les organisateurs, un immense succès, avec plus de 7000 visionnements au total. 

« C’est vraiment au-delà de nos espérances. La réponse du public à ce qu’on a proposé a été très positive. C’est incroyable! » avance Malika Bajjaje, cofondatrice et directrice générale du FCMS.

Certains films ont battu des records, note Mme Bajjaje. En effet, le film allemand Cleo, présenté en première canadienne, a été visionné par 1000 personnes. Le documentaire Nin E Tepueian — Mon cri, sur la vie de Natasha Kanapé Fontaine, a quant à lui attiré 700 spectateurs, alors que l’œuvre de fiction Joel a cumulé 600 visionnements. 

Plusieurs autres longs métrages ont été vus par quelque 500 personnes. Au total, 7500 visionnements ont été effectués. En ce qui concerne le Ciné-Moi virtuel autour du film Wild de Jean-Marc Vallée, une cinquantaine de personnes y ont participé, ce qui a également été une agréable surprise pour l’organisation.

« On n’a pas pu se rassembler dans les lieux de diffusion, mais les gens ont quand même été au rendez-vous de manière virtuelle. C’est agréable de voir que nos efforts sont récompensés », soutient la directrice générale, ajoutant qu’elle et son équipe ont travaillé très fort pour permettre au festival d’avoir lieu en ligne, malgré les multiples contraintes imposées par la pandémie, notamment la suspension de la programmation en salles prévue pour le début d’avril.

Une plus grande portée

Avec cette édition virtuelle, le FCMS a diversifié son public et joint des gens qui ne se seraient pas nécessairement déplacés au festival, estime la directrice. « Le web a permis d’atteindre un public plus jeune et de faire rayonner les films au-delà de la région de Sherbrooke, comme à Montréal. Nous sommes très fiers de ça », remarque Malika Bajjaje. 

Même si les rassemblements publics, où les gens peuvent partager leurs émotions et discuter entre eux, restent la formule gagnante, l’aspect virtuel du festival ne sera pas mis de côté de sitôt, car il permet à l’organisation d’aller plus loin, avoue-t-elle. 

Le festival a également permis de donner une deuxième ou une troisième vie aux films présentés, au grand bonheur des réalisateurs.

« Un réalisateur, c’est quelqu’un qui raconte une histoire. Plus cette histoire est vue, plus il est satisfait. Tous ont donc été très contents que leur film soit sélectionné pour le festival », explique la directrice générale. 

Un futur virtuel

« Maintenant qu’on est en ligne, on est là pour de bon », confirme Malika Bajjaje, précisant que la partie virtuelle agira à titre de complément au festival annuel en présentiel. 

« Il reste à valider la formule ainsi que le nombre et le genre de films qui seront présentés en ligne, mais il y aura assurément des activités virtuelles », poursuit-elle. 

« En tant que directrice, je remercie les gens qui ont été au rendez-vous. Grâce à la passion et la créativité de l’équipe, on a relevé ce défi et on en est très fiers », termine Mme Bajjaje.