Audrey Bacon, chargée de projet en communications à la Maison des arts de la parole, invite à découvrir plus d’une vingtaine d’activités au 26e Festival Les jours sont contés, du 11 au 21 octobre.

Bêtes de contes à la douzaine

SHERBROOKE — Certes, 26 n’est pas un chiffre rond comme 25, mais la programmation du 26e Festival Les jours sont contés promet d’en offrir autant que l’an dernier, tant aux amateurs qu’à cette frange du public prête à découvrir, pour une première fois, l’univers de la littérature orale. Le menu de cette année ne devrait donc pas décevoir, puisque les organisateurs de l’événement n’ont pas fait l’erreur de trop gonfler l’édition précédente.

« Nous avions un budget un peu plus gros en 2017, étant donné que c’était le 25e, mais nous ne voulions pas augmenter le nombre de spectacles une seule année et risquer de décevoir le public en 2018 », explique Audrey Bacon, chargée de projet en communications pour la Maison des arts de la parole. « L’an dernier, nous avons profité de l’anniversaire pour présenter plusieurs prestations de conteurs en duos. Mais quand on compare les programmes de 2017 et de 2018, on se rend compte que le nombre de spectacles est le même, soit plus d’une vingtaine, dont plusieurs nouveautés. »

Prévu du 11 au 21 octobre, le Festival Les jours sont contés a été échafaudé sur un mélange de valeurs sûres et de quelques essais. Les habitués retrouveront des conteurs régulièrement invités à la Maison des arts de la parole, tel Mike Burns (le 17 octobre, au Centre culturel Pierre-Gobeil) et ses contes venus d’Irlande. L’artiste fait partie de ceux dont les fidèles abonnés du festival ne se lassent pas.

« Mais nous avons aussi un nouveau partenariat avec le bistro La Capsule et le Salon du livre de l’Estrie pour présenter des animations contées. Ce seront différents ateliers-conférences gratuits, avec une partie racontée et une partie qui explique ce qu’est la littérature orale », rapporte Audrey Bacon à propos de l’éternelle vulgarisation à faire auprès des néophytes, c’est-à-dire que le festival n’est pas une succession de contes pour enfants, et qu’il y a, tout comme la littérature écrite, une littérature orale destinée aux adultes.

Les animations contées seront présentées à 11 h 30, à la Capsule, du 11 au 14 octobre.

Laboratoire de langue française

Les conteurs locaux qui parsèment le programme seront rejoints par trois homologues étrangers tout au long du festival : la Belge Sophie Clerfayt, la Française Jeanne Ferron et le François d’origine andalouse Pépito Matéo.

« Tous trois sont très différents les uns des autres. Sophie s’inspire de la culture belge mais aussi brésilienne. C’est une passionnée, proche, coquine sans être déplacée. Jeanne Ferron est si drôle! On ne peut pas la quitter des yeux quand elle est sur scène. Elle vient nous présenter Macbeth (en spectacle d’ouverture) et Roméo et Juliette, mais elle ne récite pas le texte théâtral : elle nous raconte l’histoire adaptée par elle-même. Pépito Matéo est une bête de conte qui est beaucoup dans les jeux de mots, les doubles sens. Il nous propose un laboratoire de la langue française. »

À noter la présence de la conteuse autochtone Louise Profeit-Leblanc et de la conteuse canadienne d’origine argentine Marta Singh, qui assureront le volet anglophone et hispanophone de l’événement. Trois activités sont également destinées spécifiquement aux enfants.

Le Festival continue aussi de remplir sa mission de rayonner en dehors de Sherbrooke, avec des spectacles au Pavillon des arts de Coaticook, au Centre d’art de Richmond, au Centre culturel Yvonne L. Bombardier de Valcourt, à l’Espace culturel de Magog et même, pour une première fois, à Frelighsburg, au Beat & Betterave.

Il est possible de se procurer un passeport pour tout l’événement. Informations au maisondesartsdelaparole.com.