Beau temps pour The Seasons  (suite)

Le passé au présent
Avec Pulp, les membres de The Seasons ont réussi à tirer l'oreille d'un public de boumeurs plus vieux que leurs propres parents, qui y reconnaissent certains élans « de leur temps ». Ils s'ajoutent à la meute de hipsters qui les suivaient déjà depuis un moment.
Difficile à cantonner à un style, comme à relier à un type spécifique d'admirateurs, la musique du groupe laisse découvrir des influences multiples et éclectiques, à travers ses mélodies accrocheuses et ses textes naturalistes et romanesques, saupoudrés de références à la culture populaire. Tandis que les frères se gavent de Vampire Weekend, MGMT et Beck, les deux autres ont été biberonnés par la musique des années 60 et 70, des Jackson 5 et de Paul Simon, dont ils écoutent les cassettes dans leur camion de tournée.
« On aime le vintage, mais on n'essaie pas de le reproduire. On essaie de l'adapter à ce qui se fait aujourd'hui. On a un grand désir d'être originaux. Si une pièce demande des djembés ou de la flûte africaine, on va en mettre. Ce n'est donc pas l'album le plus à la mode. Notre préoccupation numéro un est qu'on aime ça et qu'on ait du fun à le faire », explique Hubert Chiasson.
Pulp n'a rien à voir avec un CD académique, porté par des démonstrations virtuoses de jeunes diplômés en jazz. Ce qu'ils ne sont pas. La musique de The Seasons est instinctive, poussée par l'urgence de la jeunesse, sans souci des conventions. « Notre défi est justement de ne pas rationaliser notre musique. On ne veut pas avoir de temps pour réfléchir, sinon on passera notre temps à remettre en question qui on est. »
Après avoir pris part au Canadian Music Week au début mai, pour accompagner le lancement de leur album dans les autres provinces, les musiciens, qui sont maintenant représentés par une agence à Toronto, ont réservé leur été pour prendre le chemin des festivals.
S'ils peuvent poursuivre leur route avec le coffre de voiture bien fermé, leur carrière devrait filer vite.