L’équipe du BEAM s’est réunie pour réaliser le vidéoclip de la chanson <em>Beau malheur </em>de Kevin Parent, qui s’est réalisé dans quatre MRC différentes de l’Estrie cet hiver.
L’équipe du BEAM s’est réunie pour réaliser le vidéoclip de la chanson <em>Beau malheur </em>de Kevin Parent, qui s’est réalisé dans quatre MRC différentes de l’Estrie cet hiver.

BEAM : feu vert pour reprendre les tournages

Le Bureau Estrien de l’Audiovisuel et du Multimédia (BEAM) a le feu vert pour recommencer les tournages. Plusieurs projets cinématographiques seront donc réalisés en paysages estriens cet été.

« On va passer un bel été! » annonce Véronique Vigneault, directrice générale.

Celle-ci est soulagée de la tournure des choses. « Au départ, on était plutôt inquiets, avoue-t-elle. Ça fait deux ans qu’on travaille au démarrage de l’organisme, donc on a fait quelques petits tournages jusqu’à maintenant, mais cette année, on commençait à travailler sur de plus gros projets et ça s’enlignait pour être une année de “récolte”. »

Avec les mesures de déconfinement, le vent a tourné pour les domaines télévisuel et cinématographique. « On est très content. Un long métrage sera tourné dans la région avec l’équipe du BEAM. C’est très intéressant, car des longs métrages, on n’en reçoit pas chaque semaine! » note Mme Vigneault, qui ne peut toutefois pas dévoiler le titre du film encore.

Dans la prochaine année, trois longs métrages sont d’ailleurs confirmés, au grand bonheur de l’organisme à but non lucratif situé à Saint-Adrien.

Plusieurs petits projets, comme des courts métrages ou des vidéoclips, seront également tournés cet été. L’équipe est en attente de quelques confirmations, mais somme toute, la saison estivale sera bien remplie pour le BEAM.

Adaptation aux circonstances actuelles

En ce qui concerne les mesures sanitaires à respecter, ce ne sera pas plus compliqué que dans les autres secteurs, croit Véronique Vigneault.

« C’est certain que ça va demander une adaptation. Ce qui va ressortir le plus, c’est la réduction de la taille des équipes, qui sont habituellement très nombreuses dans des lieux restreints », soutient-elle.

Derrière l’écran, le port du masque et le lavage des mains seront obligatoires, et les techniciens devront répondre à certaines conditions de santé, comme ne pas avoir été malade ni en contact avec des personnes affectées par le coronavirus. Tous les équipements partagés devront être nettoyés après chaque utilisation.

« Pour ce qui se passe devant l’écran, il devra malheureusement y avoir une adaptation artistique. Plusieurs scénarios devront être modifiés pour mieux coller à la réalité actuelle », indique la directrice générale.

Plusieurs avenues sont envisagées pour faciliter les tournages et laisser une plus grande liberté aux réalisateurs, explique Mme Vigneault. Par exemple, des plexiglas pourraient être installés entre les comédiens, puis supprimés au montage. L’option de confiner les équipes pendant la période de tournage est également considérée. Les couples et les membres d’une même famille pourraient être priorisés pour jouer les scènes de proximité, et les comédiens, encouragés à déplacer eux-mêmes leurs accessoires à la place des techniciens de plateau.

Choisir les régions

Les grands espaces et la nature facilitent le respect des consignes gouvernementales, ce qui favorisera probablement les tournages en régions, qui sont d’ailleurs de plus en plus exploités au cinéma depuis quelques années.

« Tourner en région permettra aux équipes de découvrir de nouveaux décors, mais aussi de vivre une expérience complètement différente », affirme Véronique Vigneault.

En plus, en Estrie, les plateaux de tournage sont écoresponsables, visent le zéro déchet et encouragent l’économie locale. « Ce sont des initiatives en place qui sont différentes et qui font en sorte que l’expérience est super intéressante », poursuit-elle.

« La force des choses fera en sorte que les gens vont vivre l’expérience, et auront le goût de recommencer. C’est ce qu’on voit avec nos équipes de tournage : quand ils viennent en région, ils nous contactent quand ils ont d’autres projets, car ce qu’ils ont vécu, ce qu’ils ont vu, c’est un autre type d’expérience et ils ont aimé ça », conclut la directrice générale.