Ici en compagnie des interprètes Amélie Lemay-Choquette et Annie Deslongchamps, la chorégraphe Liliane Saint-Arnaud, de la compagnie Axile, espère une reprise des spectacles l’automne prochain et prépare même une prestation qui pourrait respecter les règles de distanciation physique et être présentée dans les CHSLD.
Ici en compagnie des interprètes Amélie Lemay-Choquette et Annie Deslongchamps, la chorégraphe Liliane Saint-Arnaud, de la compagnie Axile, espère une reprise des spectacles l’automne prochain et prépare même une prestation qui pourrait respecter les règles de distanciation physique et être présentée dans les CHSLD.

Axile : danser en distanciation sociale

SHERBROOKE – La compagnie de danse Axile souhaite offrir dès l’automne un spectacle de danse respectant la distanciation sociale dans les résidences pour aînés.  

La création du spectacle-atelier Sagesse & folie, composé de quatre chorégraphies, s’est amorcée en 2019. L’œuvre chorégraphiée par Liliane St-Arnaud est inspirée de la solitude ressentie par plusieurs aînés. Le résultat final sera prêt à prendre le large bientôt. 

« Je veux l’adapter pour que ce soit sécuritaire autant pour les interprètes que pour les aînés. Notre but est de le présenter en septembre, mais on ne connait pas encore les mesures à prendre », annonce Liliane St-Arnaud, directrice générale et artistique de la compagnie sherbrookoise.

Le spectacle se déroulera-t-il à l’intérieur ou à l’extérieur? Les danseurs devront-ils porter le masque? Les résidences pour aînés accepteront-elles d’accueillir les artistes à l’intérieur? Ce sont toutes des questions sans réponse avec lesquelles Mme St-Arnaud doit composer actuellement.

« C’est certain qu’on gardera une distance entre les danseurs, car on veut protéger tout le monde. Deux de nos danseurs sont un couple dans la vraie vie, donc ça peut être une solution pour la danse en couple », explique la chorégraphe.

Le spectacle d’une durée d’environ 30 minutes sera suivi d’un atelier de mouvements, où les participants sont amenés à créer des enchaînements selon leur inspiration du moment. 

En ce qui concerne les ateliers pour les 50 ans et plus qui ont dû être annulés, il y a de bonnes chances qu’ils soient repris en automne avec les mesures qui s’imposent, à condition que le gouvernement donne le feu vert d’ici là.  

Un confinement occupé

La compagnie Axile, qui est dans sa 34e année d’existence, a vécu les répercussions de la pandémie en étant contrainte d’annuler les spectacles et les ateliers pour le grand public et les écoles. 

« Ç’a été difficile, mais en même temps, on a été très occupés à rechercher des fonds pour retravailler Sagesse & folie avec de nouvelles contraintes, analyser de nouvelles façons de donner nos ateliers, trouver des solutions pour être en mesure de payer les danseurs, etc. On a un gros travail préparatoire à faire pour planifier la reprise de nos activités », explique Liliane St-Arnaud.

Toutefois, elle ne souhaite pas se réinventer vers le numérique, comme le suggère le gouvernement du Québec.

« On ne peut pas réinventer la roue. Moi, j’invente beaucoup, mais je ne me réinvente pas chaque fois. J’ai choisi la danse parce que je voulais m’exprimer, parler à travers le corps et le mouvement, partager quelque chose avec un public. Passer par un écran, c’est froid, c’est sans émotion. La vidéo n’est donc pas la solution pour les arts vivants », soutient la directrice artistique.

Webdiffusion de Flow

Cela n’empêche pas la compagnie de produire quelques œuvres numériques. En effet, le projet Flow, réalisé à différents moments en 2018 et 2019, sera présenté le vendredi 12 juin, à 19 h 30, sur la page Facebook d’Axile.

Le projet Flow, ce sont quatre courts métrages portant sur autant de chorégraphies, filmées sur les bords de la rivière Magog au centre-ville de Sherbrooke, en automne 2018 et au printemps 2019. Ils ont été présentés une première fois au public l’automne dernier, au Musée des beaux-arts de Sherbrooke.

Les quatre courts films, réalisés par Pierre-Luc Racine et chorégraphiés par Élise Legrand et Liliane St-Arnaud, rapprochent l’humain, la danse et la nature en contexte in situ.

« Puisqu’ils n’ont pas été beaucoup vus, on veut les diffuser dans des festivals, mais aussi les montrer au grand public le temps d’une soirée. Ce sera ouvert à tous et une discussion s’ensuivra », note Mme St-Arnaud, qui invite tous les intéressés à se joindre à l’événement virtuel.