Après des dizaines de concerts à l’étranger, l’auteur-compositeur-interprète Nathan Couture tente maintenant sa chance au Québec.

Après la France, le Québec!

Après s’être fait connaître en France et ailleurs en Europe, l’auteur-compositeur-interprète Nathan Couture s’attaque maintenant à la scène québécoise en commençant par sa ville natale, Sherbrooke. L’artiste donnera son premier spectacle solo de ce côté-ci de l’Atlantique le 30 mai à 20 h, à la Petite salle du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke.

Pourquoi la France d’abord? Parce qu’elle offre un meilleur soutien aux artistes émergents, répond Nathan Couture. Il ajoute qu’il se méfie des compétitions du genre de La Voix, ici ou ailleurs, puisqu’elles offriraient seulement un succès éphémère.

Pourtant, c’est bien le concours d’une OBNL française qui l’a propulsé sur la scène : après avoir remporté en 2017 le prix du public au Concours de la chanson française, organisé par l’Association pour la protection de l’environnement et la promotion des arts et de la culture (APEPAC), Nathan Couture a donné plus de 30 spectacles lors de six voyages en Europe.

Le chanteur explique cette apparente contradiction par le fait qu’il s’était alors laissé convaincre par nul autre que le président de l’APEPAC, Denis Lamy, qui avait personnellement invité le québécois à participer en 2017, après se l’être fait chaudement recommander par un contact et ami canadien. Le directeur partage d’ailleurs lui-même la vision de Nathan Couture concernant les compétitions télévisées.

« Ce qui me gêne avec ces systèmes, tels The Voice, Star Académie, etc., c’est qu’on donne beaucoup d’espoir aux jeunes, puis on les largue. Ces concours cherchent la nouveauté, alors on n’entend plus parler des gagnants. C’est seulement un sur cinquante qui continue dans la carrière… C’est une machine à illusions! » renchérit M. Lamy, qui l’accompagne en sol québécois.

Nathan Couture avoue aussi que c’était principalement l’attrait du voyage qui l’a poussé à accepter de participer au concours de l’APEPAC, mais il ne regrette rien, puisqu’il a trouvé en France ce qu’il peinait à dénicher au Québec : un intermédiaire entre les spectacles d’amateurs et le milieu professionnel. « Ici, on peut tenter de se produire, mais ça coûte plus cher! En France, les artistes connus apportent vraiment un grand soutien à ceux qui commencent », précise le chanteur. Il reconnait cependant que l’APEPAC a joué un grand rôle dans son succès européen, et qu’il n’a peut-être tout simplement pas eu la chance de croiser le même genre d’opportunité au Québec.

ICI POUR DE BON

Bien qu’il lui reste une tournée à l’étranger cet été, notamment en France et au Liban, Nathan Couture planifie ensuite de se concentrer sur sa carrière au Québec, avec des concerts à venir dès cet automne.

Il compte déjà à son actif plus de 40 compositions (la moitié en français et l’autre en anglais), dont la chanson 30 degrés sous les étoiles, qui a été visionnée plus de 35 000 fois sur YouTube et qui passe occasionnellement à la radio, indique-t-il.

Par ailleurs, le chanteur de 25 ans étudie actuellement en technologies sonores à Drummondville, comme « plan B », mais aussi pour pouvoir s’enregistrer ou être capable de communiquer ce qu’il désire sur les aspects plus pointus de la réalisation d’éventuels albums.