Après un tout dernier spectacle de sa précédente tournée Electric Love le 25 octobre au P’tit Bonheur de Saint-Camille (à guichets fermés), Angel Forrest entame quatre spectacles de lancement de son nouvel album, Hell Bent with Grace, qui paraîtra le 1er novembre.

Angel Forrest : la grâce à tout prix

Pour son nouvel album Hell Bent with Grace, Angel Forrest a tout simplement décidé de voir les bons côtés de la vie. Si elle avoue y aborder des thèmes plus sombres, il s’agit pour elle d’un processus très thérapeutique. Chose certaine, la reine du blues ne quittera pas la scène de sitôt.

Sur cet opus, Angel propose onze nouvelles compositions blues, country et rock, en collaboration avec ses coéquipiers Ricky Paquette et Denis Colombus. Le trio a entamé la réalisation de cet album il y a un an. 

« On était dans l’ouest du Canada et on a commencé à écrire chez un ami. Tout a déboulé très vite. Quand j’ai ressenti le besoin de faire un album, je n’ai pas tardé. J’ai pris beaucoup de notes et au moment où l’on a commencé à écrire, c’était vraiment comme une fontaine d’eau, ça n’arrêtait pas », avance Angel Forrest. 

« C’est une introspection sur ma vie, sur où j’en suis actuellement, enchaîne-t-elle. Je vois la maladie et la mort autour de moi et je voulais en parler sur mon nouvel album. Je voulais parler de ma mère qui est décédée depuis six ans, de mon cousin qui s’est suicidé, de mes fils qui vieillissent et qui partent, de mon ami qui, malgré le cancer, continue de poursuivre ses passions. »

« Mais il y a aussi beaucoup de choses qui ont changé positivement dans ma vie dans les dernières années », ajoute celle qui a récemment vendu sa maison et plusieurs de ses biens pour emménager avec son conjoint dans un autobus. S’ajoutent à cela plusieurs séances de yoga qui ont changé des aspects de sa personnalité.

« Je veux apprécier chaque moment. La vie, ce n’est pas une course. Il y a la musique, mais il y a aussi, maintenant, un bon cours de yoga! J’avais un trouble obsessif compulsif. Je me lavais les mains 15 fois par jour. Depuis que j’ai commencé le yoga, c’est terminé. »

Alors que la chanteuse dit traverser « l’automne de sa vie », elle explique se sentir plus forte que jamais. 

« Oui, j’ai 52 ans et je fais de la musique depuis 30 ans. Oui, j’ai une belle carrière et je veux continuer à faire de la musique, mais je veux continuer à en faire pour moi. L’album, c’est ce qu’il dit. Il y a aussi la ménopause qui est une grande épreuve, mais nous, les femmes, nous pouvons surpasser cette épreuve. Je le sais, j’en suis la preuve vivante », affirme la chanteuse. 

C’est pour ces nombreuses raisons qu’Angel Forrest a titré l’album ainsi. « Je suis complètement déterminée à continuer ma vie avec grâce. »

Quatre lancements

Pour Hell Bent with Grace, Angel Forrest a prévu rien de moins que quatre spectacles de lancement. Le premier se fera le 1er novembre à Montréal, le même jour que la parution du disque. Suivront trois autres lancements, le 14 novembre à Sherbrooke, le 16 novembre à Gatineau et le 21 novembre à Québec.

Bien qu’elle ait apprécié son retour en studio, Angel Forrest dit continuer à faire ce métier pour la scène. 

« Si des musiciens font plusieurs heures de route, loin de leur famille et de leurs proches, c’est parce qu’il y a quelque chose qui se produit sur scène qui est inexprimable. C’est pour cette raison que l’on continue! Et en ce moment, il y a une énergie incroyable dans le groupe. »

Angel, Janis et BJM Danse

Angel Forrest, que plusieurs surnomment la Janis Joplin québécoise, a prêté sa voix à la chanson Ball and Chain pour un duo de danse des Ballets jazz de Montréal signé Andonis Foniakadis et baptisé Soul. C’est après s’être fait refuser les droits de la chanson originale de Janis Joplin que la compagnie de danse s’est tournée vers Angel. 

« En fait, j’ai déjà ma version de Ball and Chain sur un album précédent, mais je devais cette fois la réenregistrer exactement comme la version de Janis, étant donné que chaque mouvement des danseurs était déjà planifié sur cette version. Alors j’ai fait exactement comme elle. C’était difficile, mais c’était un travail d’amour. J’ai fait du ballet jazz de 4 à 15 ans. C’est toujours une passion pour moi, alors quand on m’a demandé de participer au projet, j’étais sur la lune », souligne l’artiste. 

« J’ai assisté à la première du duo, enchaîne-t-elle. Dès les premiers mouvements, les poils de mes bras se sont dressés. Quel sentiment incroyable d’entendre sa voix! J’étais touchée qu’on me l’ait demandé. Ma voix voyage déjà beaucoup dans le monde, mais cette fois-ci, avec le visuel, c’est différent. »


Vous voulez y aller?
Lancement de l’album Hell Bent with Grace
Angel Forrest
Jeudi 14 novembre, 20 h
Théâtre Granada
Entrée : 20 $