Juste avant de s’offrir une retraite d’écriture d’une semaine, Andréanne A. Malette revient au Vieux Clocher de Magog vendredi pour présenter les chansons de son deuxième album.

Andréanne A. Malette en quête de temps

Ne cherchez pas Andréanne A. Malette la semaine prochaine. Pour la première fois en deux ans, l’auteure-compositrice-interprète se plonge dans la création. À fond. Elle s’est fait le cadeau du temps : toute une semaine dans un chalet pour écrire les chansons qui l’habitent.

« J’ai des idées, des titres qui traînent, des sujets qui m’inspirent, mais je n’ai pas eu le temps d’écrire et de les mener plus loin. »

Autoproductrice de son projet musical, la chanteuse native de Granby a enfilé tous les chapeaux. Les dernières années ont été plus que chargées. 

« La commercialisation, la gestion, la promotion, le marketing : je faisais tout, de A à Z. Pendant trois ans, je n’ai presque pas dormi. Je suis super contente de l’avoir fait, j’ai énormément appris sur les affaires et sur moi-même, mais à long terme, ce rythme-là n’était pas viable. Je frôlais l’épuisement. »

L’embauche d’une assistante il y a quelques mois a allégé le quotidien. L’agenda est maintenant un peu plus ouvert. L’artiste, elle, sait où elle s’en va. 

« L’expérience que j’ai acquise m’a permis de gagner en confiance. Je me sens plus forte, c’est plus facile pour moi de prendre des décisions rapidement », exprime l’ancienne académicienne, qui a déjà une petite idée des couleurs qu’elle entend donner à son troisième disque. 

« Ça peut changer en chemin, mais pour l’instant, c’est un album qui sent l’hiver. Je vois de la blancheur, du calme et du folk doux. En même temps, je veux aussi lui greffer un côté percussif et lui donner une touche de pop radiophonique », résume celle qui se dit inspirée par un récent séjour en Alaska. 

« J’ai une bucket list de 100 choses à faire au cours de ma vie. La première chose sur celle-ci, c’était un voyage en Alaska. J’avais aussi inscrit un voyage en solo. J’ai coché deux choses en partant en croisière là-bas, l’automne dernier. C’est un cadeau que je me suis offert pour mes 30 ans. C’était magnifique! » 

Un disque après  la tournée?

La chanteuse espère lancer son troisième opus en 2020. En début ou en fin d’année, ça reste à voir. 

 « Je ne me mets pas de pression. Je veux prendre le temps de bien faire les choses, de polir mon matériel. J’ai réalisé avec le deuxième album qu’il y a des gens qui écoutent, qui sont touchés par les thèmes que j’aborde. Je pense à la chanson Fou, par exemple, qui traite de la santé mentale et pour laquelle j’ai reçu plein de témoignages. Ou bien Ici et ailleurs, qui est chantée dans plusieurs écoles, un peu comme un hymne à la confiance en soi. Je prends conscience de la portée que peut avoir une chanson. Ça me donne envie de parler de trucs qui débordent de mon petit univers à moi, de toucher à des sujets plus grands », dit celle qui, à mi-parcours de sa tournée, revient pousser ses chansons sur la scène du Vieux Clocher de Magog pour une supplémentaire attendue.  

« C’est un spectacle qui me ressemble à 100 pour cent. J’ai écrit et composé les chansons, j’ai fait la mise en scène, j’ai même fabriqué moi-même le décor avec une amie! On a acheté de la grosse corde à bateau avec laquelle on a fabriqué une structure artisanale lumineuse. Lors de mon précédent passage, nous étions trois sur scène. Cette fois, nous serons quatre. Le guitariste Antoine Lachance, la bassiste Judith Sun et le batteur Olivier Campeau m’accompagnent et c’est un réel plaisir de partager les planches avec eux. On a resserré des trucs dans le show, on a une belle complicité ensemble. Moi, je suis une fille de gang. »

Objectif : trois fois trente-trois

Et sur sa bucket list, qu’est-ce qui figure encore?

« Plusieurs trucs! Des choses qui ne pourront se réaliser que plus tard. D’autres qui pourraient se concrétiser dans l’année, comme aller faire du surf au Costa Rica. »

Peu importe ce qu’elle arrivera à cocher, elle espère que 2019 sera une année d’équilibre. 

« Mon travail de productrice a mobilisé 98 pour cent de mon temps depuis le lancement de mon second album. Il restait un deux pour cent pour l’artiste en moi. Ma vie personnelle écopait. C’était nécessaire et je suis vraiment contente de l’avoir fait. Mais disons que pour l’avenir, je vise un beau 33 pour cent pour chaque sphère. »

VOUS VOULEZ Y ALLER?

Andréanne A. Malette

Vendredi 1er février, 20 h 30

Vieux Clocher de Magog

Entrée : 35,50 $