AMÉ nous présente une première composition du temps des Fêtes, C’est fort, c’est Noël, qui fait un énorme clin d’œil aux années 80-90 tant dans la musique saturée de synthétiseur aux arrangements disco-funk que dans la facture visuelle du vidéoclip.

AMÉ, entre Noël et résistance franco-ontarienne

Noël, c’est son plaisir coupable. C’est pourquoi cette année AMÉ nous présente une première composition du temps des Fêtes, C’est fort, c’est Noël, qui fait un énorme clin d’œil aux années 80-90 tant dans la musique saturée de synthétiseur aux arrangements disco-funk que dans la facture visuelle du vidéoclip.

« Bin oui, c’est trop. Bin oui, c’est un peu quétaine. Mais tout le monde aime ça quand même... comme Noël ! », assume pleinement l’auteure-compositrice-interprète qui vient tout juste de revenir s’établir dans son patelin d’origine, à Saint-Paul-d’Abbotsford.

Écrire une chanson de Noël originale, c’était dans ses projets depuis un bon bout de temps, admet-elle. « Je trouvais l’idée vraiment “challengeant”. Créer une toune dansante, joyeuse, qui ne soit pas trop quétaine... Le défi était grand. »

La pièce, coécrite et composée avec son fidèle complice Étienne Chagnon, est disponible sur toutes les plateformes numériques, et le vidéoclip a été réalisé par Matante Alex.

Contre Doug Ford

Amélie Larocque a aussi récemment eu la belle surprise de voir sa chanson Personne ne pourra m’arrêter servir de trame sonore pour appuyer la résistance franco-ontarienne.

Le titre, qu’elle avait écrit en 2015 pour le premier album de l’auteure-compositrice-interprète Mélissa Ouimet, parle à la base de persévérance, mais à un niveau plus personnel, laisse savoir la parolière. « Pour le rendre plus fédérateur, plus rassembleur, Mélissa m’a demandé d’en modifier un peu le texte. »

Ainsi, elle a ajouté un pont à la composition originale : « Personne ne pourra changer/Ma voix, mon identité/Et quand ça tremble trop fort/On se rassemble dehors/Maintenant et pour demain/On se lève »

Plusieurs auteurs-compositeurs-interprètes ont accepté d’enregistrer en studio gratuitement, dont Damien Robitaille, Céleste Lévis, Andrea Lindsay, Caroline Savoie et Andréanne A. Malette, qui est née à Ottawa, apprend-on.

Le vidéoclip a été fait à partir d’images tournées à Montréal les 27 novembre et 3 décembre dernier. Des images des rassemblements franco-ontariens du 1er décembre dernier ont également été intégrées à la vidéo.

Jusqu’à présent, l’exercice a récolté plus de 100 000 vues et plus de 1000 partages. « Est-ce que ça va avoir une influence politique ? Ça reste à voir », admet humblement AMÉ, qui se dit néanmoins « touchée au boutte » qu’on ait pensé à sa chanson pour appuyer la cause. « Mais chose certaine, l’art reste une façon de mobiliser les gens pour espérer faire changer les choses », ajoute-t-elle.

Elle affirme avoir reçu au courant des derniers jours plusieurs courriels de gens la remerciant d’avoir écrit ce texte-là. « C’est touchant parce que transmettre des messages, c’est le buzz qu’on recherche quand on écrit des chansons », dit-elle.

Spectacles

Le 15 décembre prochain, Amélie Larocque sera du spectacle-bénéfice Saint-Paul en chansons avec Vanessa Borduas, Johanne Lefebvre et Pascal Gauthier, notamment. Le concert aura lieu à 19 h 30 à l’église de Saint-Paul, et les profits seront remis à la paroisse.

AMÉ sera par ailleurs sur la scène de la Place Bell avec les 2Frères lors de leur Party de Famille du 31 décembre, aux côtés de Guylaine Tanguay, Laurence Jalbert, David Jalbert, Les Denis Drolet et Olivier Martineau.

Début 2019, elle nous préparera la sortie d’une édition deluxe de son album Sa couleur incluant les versions remixées de Déjà vu et des inédites. L’album sera également disponible en copies physiques pour la première fois suite à sa toute récente signature avec Propagande Distribution.