L’auteur-compositeur-interprète Alain-François aura donné une quinzaine de spectacles festifs en novembre et décembre.

Alain-François : « Libérer les âmes de leurs tracas »

La période des fêtes de fin d’année s’amorce habituellement tôt pour l’auteur-compositeur-interprète Alain-François. Dès novembre, il offre des spectacles lors desquels il sert des classiques de la musique traditionnelle québécoise et certaines de ses compositions les plus festives. Il ne se lasse pas de ce genre d’événement, où une odeur de tourtière et de dinde aux atocas paraît flotter dans l’air.

« Cette année, je donne une quinzaine de spectacles seulement en novembre et en décembre. À Victoriaville, je remplis aussi le Colisée tous les ans à cette période-ci de l’année, sans compter que j’ai beaucoup de contrats d’entreprise pour les fêtes. C’est un temps occupé pour moi », explique Alain-François.

Durant sa carrière, ce violoniste hyperactif a en outre enregistré une trilogie d’albums intitulée La trousse du temps des fêtes. Le contenu de ces trois disques lui sert de répertoire principal pour ses soirées festives préhivernales.

« Ce sont ces trois albums qui m’ont fait connaître le plus. Ils contiennent au total une cinquantaine de chansons écrites par moi et par d’autres. Ça me fait donc pas mal de matériel pour mes spectacles », affirme Alain-François.

Sur scène, le chanteur ne ménage rien pour captiver son public. Et il ne s’empêche surtout pas de donner des accents rock aux différentes pièces qu’il interprète avec ses musiciens.

« J’ai un son traditionnel ou néo-trad, mais je le fais vraiment à ma manière et ma musique est pas mal rockée, sinon pop. D’ailleurs, il y a un percussionniste avec moi quand je suis sur scène. Je n’ai pas peur de mélanger le traditionnel et l’actuel. »

Alain-François confie que les sonorités rock qui teintent sa musique sont un héritage de l’époque où il était une des étoiles de la boîte à chanson Les Deux Pierrots, à Montréal. « Avec mon groupe, il fallait qu’on fasse lever 700 à 800 personnes. Je me suis rendu compte, au fil du temps, que le violon, avec les percussions, avait un gros effet sur la foule. Ça a forgé mon identité comme artiste. »

À l’époque des Deux Pierrots, le chanteur travaillait déjà avec le percussionniste Francis Gaulin, qui est maintenant son directeur musical. Le guitariste Kevin Charette s’est joint à eux, durant cette période, et collabore encore aujourd’hui avec Alain-François.

Au Vieux clocher

Le 29 décembre, le chanteur montera sur la scène du Vieux Clocher de Magog, un passage pas le moins du monde surprenant, puisqu’il en sera vraisemblablement à son neuvième spectacle de fin d’année à cet endroit. Le public pourra entendre des incontournables des fêtes, telles La cuisinière et La Ziguezon zinzon, ainsi que des pièces composées par l’artiste lui-même, dont Prendre le champ.

« Le plaisir, pour moi, c’est de voir les gens s’amuser. Mon travail avec mes musiciens, c’est de libérer les âmes de leurs tracas. Je souhaite que ça soit festif », explique l’artiste.

Plutôt contagieux, l’entrain qu’il affiche sur scène n’est sans doute pas uniquement le fruit de sa volonté. La génétique a probablement un rôle à jouer, croit-il. Il confie d’ailleurs que son grand-père Rosario Fréchette était un violoniste de talent qui adorait faire danser les habitants de son coin de pays.

« Mon grand-père avait une salle de réception à Black Lake et ça swignait! C’est lui qui m’a légué son violon quand j’avais 7 ans. Ce qui est spécial, c’est qu’il avait le même coup d’archet que moi. Je veux dire par là qu’il rentrait dedans également. Dans le fond, je pense que, dans la famille, on est comme ça : on aime la fête », affirme Alain-François.

Vous voulez voir

La fête!

Alain-François

Samedi 29 décembre, 20 h 30

Vieux Clocher de Magog

Entrée : 35,50 $