La galerie Perkins de Danville abrite pour l’instant les créations de neuf artistes et trois artisans. La moitié des œuvres exposés proviennent d’artistes locaux. Danny Perkins est le propriétaire.
La galerie Perkins de Danville abrite pour l’instant les créations de neuf artistes et trois artisans. La moitié des œuvres exposés proviennent d’artistes locaux. Danny Perkins est le propriétaire.

À peine ouverte, la galerie Perkins de Danville s’agrandit

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
DANVILLE — Même si elle n’a ouvert ses portes que le 12 juin dernier, la galerie d’art Perkins sur la rue du Carmel à Danville agrandit déjà sa surface d’exposition. Le sous-sol sera aménagé pour y accueillir une vingtaine d’œuvres supplémentaires.

Une quarantaine d’artistes ont manifesté leur intérêt pour exposer leurs œuvres dans la galerie selon Danny Perkins, propriétaire. Une sélection devra être faite avant l’ouverture officielle le 1er septembre.

« On a de la place pour 20 emplacements et certaines personnes veulent quatre places, mentionne M. Perkins lors du passage de La Tribune dans sa galerie. Sur 12 mois, on devrait avoir un roulement de 20 artistes environ. »

La galerie abrite pour l’instant les créations de neuf artistes et trois artisans. La moitié des œuvres exposés proviennent d’artistes locaux.

« J’ai une artiste internationale qui est à New York, souligne Danny Perkins. J’ai une personne de Gatineau et de La Malbaie aussi. »

Pourquoi une galerie?

Danny Perkins habite à Kingsey Falls. Il est lui même artiste et travaille le métal depuis quelques années. Il est souvent à l’extérieur de la province pour participer à des salons ou des expositions.

Il a donc décidé d’ouvrir sa galerie pour avoir un pied à terre et pouvoir exposer ses œuvres plus facilement.

« J’ai beaucoup de gens qui veulent venir voir mes œuvres, mais on demeure sur une ferme, explique-t-il. Dans mon garage, ce n’est pas très propre. Quand tu as des gens qui viennent avec des souliers blancs et du Prada, c’est moyen. Il y a aussi de grosses expositions à New York ou Miami par exemple, qui sont réservées aux galeries. Ça m’ouvre des portes et je sais que mes œuvres seront winner là-bas. »

Le choix de Danville pour installer sa galerie est aussi réfléchi.

« Quand j’allais à Toronto et que je leur disais que j’habitais dans les Bois-Francs, les gens n’avaient aucune idée de l’endroit, admet M. Perkins. Mais quand je leur disais Eastern Townships, ils savaient où c’était. »

Danny Perkins travaille le métal depuis quatre ans. Il se spécialise dans les œuvres qui représentent l’empreinte d’un pouce.

COVID et rentabilité

Ouvrir une galerie d’art en pleine pandémie n’est pas le meilleur moyen d’assurer la rentabilité de son projet. Danny Perkins a toutefois été agréablement surpris de la réponse jusqu’à maintenant. 

« Ça va mieux que je pensais, lance-t-il. Je vends plus ici qu’à Montréal. J’ai une moyenne d’environ 1000 $ de vente par fin de semaine. Pour Danville en pleine COVID, c’est très respectable. Si je suis capable de la rentabiliser cette année, il n’y a aucune raison que je n’y arrive pas les autres années. »

« Mon concept, c’est que tout est à vendre, poursuit-il. Les socles, les tables et les chaises, c’est moi qui les ai faits. À part le calorifère, l’ordinateur et l’imprimante, tout est à vendre. Souvent, les gens vont acheter un bronze, mais ils ont besoin du socle aussi. »

L’ouverture officielle de la galerie aura lieu au début du mois de septembre. Une exposition sur les oiseaux ainsi qu’un spécial Noël en art sont déjà prévus à l’automne.