Étudiante en soins infirmiers à l’Université de Sherbrooke, Véronica Escobar est à la recherche d’un homme qui a aidé sa famille à immigrer au Canada en 1987. Son histoire se retrouvera dans l’émission Deuxième chance, samedi, à Ici Télé.

À la recherche d’un grand-père de cœur

Pour retrouver un étranger bienveillant qui a apporté réconfort et chaleur à sa famille alors qu’elle traversait des moments d’incertitude, la Sherbrookoise Véronica Escobar a fait appel à l’équipe de l’émission Deuxième chance. On saura si elle est parvenue à ses fins lors de la diffusion du samedi 23 mars, à 20 h, à Ici Télé.

Née à Los Angeles en 1986 de parents originaires du Salvador ayant fui la guerre civile, Véronica avait dix mois lorsque sa famille a décidé d’immigrer à Montréal. Avant de pouvoir traverser la frontière canado-américaine, la famille Escobar a séjourné dans un centre d’accueil à Plattsburgh, en janvier 1987.

« C’est à ce moment que cet Américain, William Gonzalez, s’est présenté au centre. Il cherchait une manière d’aider. Il nous a invités à manger », raconte la jeune femme de 32 ans, qui termine un baccalauréat en sciences infirmières à l’Université de Sherbrooke.

Après que la famille Escobar se fut installée à Montréal, Monsieur William, comme Véronica l’appelle, est venu une ou deux fois par année lui rendre visite.

« Pour nous, qui n’avions aucune famille au Québec, il était un membre de la famille. Sa présence était rassurante. Il pouvait parler pendant des heures avec mes parents, raconte Véronica. Pour moi, il représentait le grand-père que je n’avais pas connu. Il m’apportait des bonbons », ajoute-t-elle.

En 1994, les Escobar ont déménagé au Salvador, et, en 1995, ils sont retournés à Los Angeles avant de s’établir au Texas en 1996. Monsieur William a continué de les visiter aux États-Unis. « Je voyais comme son amitié faisait du bien à mes parents », se souvient-elle.

Pour dire merci

Puis les parents de Véronica se sont séparés. La mère et ses filles sont revenues à Montréal. C’est alors que les ponts ont été coupés.

« Culturellement, une femme sans mari qui entretient des liens d’amitié avec un homme, ça ne se faisait pas », explique Véronica, qui avait 9 ans la dernière fois qu’elle a vu ce célibataire sans enfants.

« Si je le retrouvais, je lui dirais merci. Et je lui dirais que j’aimerais reprendre contact, apprendre à mieux le connaître et renouer cette amitié d’autrefois », révèle Véronica.

Avant de voir que Deuxième chance faisait un appel pour de nouveaux participants à son émission, Véronica avait amorcé des démarches pour retrouver Monsieur William. Elle avait fait des recherches sur les réseaux sociaux, avait fouillé dans les avis de décès sur l’internet. Mais elle n’avait rien trouvé.

Reste à voir si l’aide que lui a apportée Patrick Lagacé portera ses fruits. Impossible de le savoir avant la diffusion de l’émission...