René Angelil répond à une question lors d'une conférence de presse donnée en septembre 1999.

« Un monument du show-business » est mort

Directeur des cordes du spectacle de Céline Dion à Las Vegas depuis mars 2011, le violoniste d'origine sherbrookoise Philippe Dunnigan raconte que, la veille du décès de René Angélil, la diva de Charlemagne et ses musiciens avaient offert un de leurs meilleurs spectacles depuis longtemps. « La foule était en délire et nous étions sur un nuage après le spectacle... »
<p>Le violoniste sherbrookois Philippe Dunnigan considère que le show-business québécois est redevable à René Angélil. « Grâce à lui, des Québécois ont brillé sur la scène internationale, que ce soit en musique, en son ou en image. Nous lui devons tous beaucoup pour ce qu'il nous a permis de faire. » </p>
Le coup de téléphone de Scott Price quelques heures plus tard lui apprenant la nouvelle du décès de celui qu'il considérait comme un « monument du show-business québécois et canadien » fut d'autant plus difficile à avaler.
« C'est un choc. Nous avions toujours un peu en tête l'état de René, mais ça allait tellement bien dernièrement, on était vraiment sur une erre d'aller », explique-t-il.
Philippe Dunnigan avoue qu'il a longtemps rêvé de faire partie d'une organisation aussi importante. Il n'aurait toutefois pas pensé trouver une « nouvelle famille » en acceptant ce contrat.
« Ç'a presque l'air enfantin, mais c'est vrai que c'était comme une famille. J'ai travaillé sur plusieurs productions et c'est souvent très hiérarchique. Mais René reconnaissait le travail de chacun. Chaque fois qu'il croisait quelqu'un, il le saluait, lui demandait comment allaient les enfants, etc. Il était immensément respectueux des gens. »
Et cette réputation précédait le tandem Angélil-Dion bien au-delà des murs du Ceasar' s Palace.
« Je mangeais avec Kenneth Ehrlich dernièrement, le producteur des Grammy Award, et il me disait que, lorsqu'il travaillait avec René et Céline, non seulement c'était le gage d'une excellente prestation musicale, mais que tout le travail serait fait dans le respect et la bonne humeur. C'était toujours comme ça avec eux. »
M. Dunnigan donne en exemple la dernière participation de Céline et de son équipe de musiciens au gala des American Music Awards.
« Nous avions eu un spectacle la veille. René voulait s'assurer de notre bien-être, alors il avait réservé des chambres d'hôtel pour que nous puissions nous reposer en après-midi, en plus d'avoir commandé de la nourriture pour toute l'équipe. Ce n'était pas nécessaire, mais c'était ça, travailler avec René. Il était gentil avec son équipe et, en retour, nous étions prêts à défoncer des murs pour lui. »
Malgré la disparition de l'homme d'affaires, le violoniste est convaincu que l'étoile de Céline continuera de briller.
« On l'a vu, lorsque René a donné la gérance à Aldo Giampaolo, que tout était arrangé pour la suite. Mais une chose est sûre, c'est que nous continuerons à travailler avec le même respect. C'est son héritage et nous l'honorerons », conclut M. Dunnigan.