Zones de 30 km/h: les écoles sous haute surveillance

Une moyenne de deux automobilistes par jour se font intercepter dans les nouvelles zones de 30 km/h mises en place devant les écoles à Sherbrooke.
Depuis le début de l'année scolaire 2013-14, ce sont 287 constats d'infraction qui ont été remis aux automobilistes qui enfreignaient la nouvelle règlementation. De ce nombre, depuis le début de 2014 seulement, ce sont 91 constats qui ont été émis pour avoir dépassé la limite de vitesse de 30 km/h.
« Nous tenons des opérations pratiquement tous les jours dans ces zones scolaires », confirme le lieutenant au support opérationnel du SPS, Yves Rancourt.
La Ville de Sherbrooke a réduit la vitesse à 30 km/h devant 29 des 34 écoles primaires du territoire. La vitesse y est réduite à 30 km/h du lundi au vendredi, de 7 h à 17 h
« Cette réglementation est aussi en vigueur lors des journées pédagogiques. Il ne faut pas oublier que des enfants se rendent à l'école au service de garde lors de ces congés scolaires », mentionne le lieutenant Rancourt.
Les policiers de l'escouade circulation effectuent systématiquement des opérations de contrôle de vitesse dans ces zones qui demeurent problématiques. Le boulevard Mi-Vallon devant l'école La Maisonnée, la rue Président-Kennedy près de Boisjoli, la rue Thibault près de Jean XXIII, la rue Papineau près de Sainte-Famille-Laporte, la Galt Ouest devant Champlain ou Saint-Esprit, sur la rue Union ou sur Kingston représentent les principaux endroits où les policiers effectuent régulièrement les opérations de contrôle de vitesse.
Bien visibles
« C'est une fausse excuse d'affirmer que les pancartes ne sont pas visibles. Elles sont de la même grandeur que les autres. La plupart des automobilistes interceptés dépassent même les 50 km/h. La marge devient importante lorsque l'on constate que la limite est maintenant de 30 km/h », indique le lieutenant Rancourt.
Ce dernier soutient que les policiers constatent une différence dans l'attitude des automobilistes interceptés en infraction dans les zones scolaires de 30 km/h et sur le reste du territoire.
« La réaction est différente. Les gens ne cherchent pas d'excuse et semblent comprendre que nous appliquons la nouvelle règlementation pour assurer la sécurité de nos enfants », mentionne le lieutenant Rancourt.