Vincent Vallières

Vincent Vallières reçoit le Prix Jean-Besré

L'hôpital est un lieu où l'on vit quelques-uns des moments les plus intenses de son existence : c'est là que l'on accueille les bébés, c'est souvent là que l'on dit adieu aux personnes que nous avons le plus aimées. Puis entre les deux, se trouvent tout plein de moments d'incertitudes, de questionnements, de tristes nouvelles et de moments de soulagement.
C'est ainsi que l'auteur-compositeur-interprète Vincent Vallières perçoit le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) et c'est pour cette raison qu'il se fait un plaisir d'offrir du temps, année après année, pour aider à remplir les coffres du Fonds Brigitte-Perreault de la Fondation du CHUS.
« J'ai reçu beaucoup dans ma vie, j'ai été chanceux, et c'est ça qui m'a aidé à trouver ma voie. Avoir la chance de parrainer le Fonds, aujourd'hui, est un vecteur de sens pour moi », explique Vincent Vallières.
Prix Jean-Besré
Cet important soutien a été reconnu mardi soir lors du 14e Gala des bénévoles de la Fondation du CHUS. En effet, l'artiste s'est vu remettre le Prix Jean-Besré, un prix qui vise à souligner l'ensemble de son oeuvre auprès de la Fondation du CHUS.
« J'accepte ce prix avec beaucoup plaisir et d'humilité. Toutes ces rencontres m'apportent beaucoup », fait savoir celui qui, avec le CHUS, vit une véritable histoire de famille.
« Mon père a travaillé au CHUS. Ma soeur y est ergothérapeute. Moi-même, j'ai travaillé sur l'entretien ménager pendant mes études. Le CHUS est important pour nous », ajoute Vincent Vallières. Si l'hôpital est une histoire de famille pour l'interprète sherbrookois, elle est plutôt une histoire de coeur pour Denise Pruneau-Fortier, une bénévole qui a reçu hier soir le prix de reconnaissance dans la catégorie « retraité ».
Cette jeune technologiste de laboratoire médical a été embauchée en 1970, peu après l'ouverture de l'hôpital de Fleurimont. Et voilà, cette histoire d'amour avait pris son envol, une histoire d'amour qui n'est pas prête de s'éteindre bien que l'heure de la retraite ait maintenant sonnée.
<p>Denise Pruneau-Fortier</p>
«Travailler pour nous»
« J'ai participé à plusieurs activités de la fondation, surtout le téléthon, et ce, dès sa première édition. Je participais souvent à des cliniques où on montrait aux gens comment fonctionnaient les équipements », explique-t-elle.
Mais pourquoi avoir donné autant de temps pour représenter le CHUS, alors qu'il aurait été si facile de verrouiller la porte derrière elle une fois ses 40 heures de travail terminées chaque semaine?
« Un jour ou l'autre, nous aurons tous besoin du CHUS, ce grand CHUS qui est toujours à notre portée. Par exemple, mon père a eu une chirurgie cardiaque qui lui a redonné 15 ans de vie! » se réjouit-elle.
Et la Fondation du CHUS est importante, car elle permet d'ajouter toutes sortes d'équipements dans un système de santé qui se sert parfois la ceinture.
« Je suis convaincue que travailler pour la Fondation du CHUS, c'est travailler pour nous », ajoute Mme Pruneau-Fortier.