Devant la commission du Transport de la Chambre des représentants, la mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy Laroche, a pressé lundi les politiciens américains à adopter des réformes sur la sécurité du transport par train. La mairesse de Magog, Vicki May Hamm, que l'on aperçoit sur la photo, accompagnait sa collègue de Lac-Mégantic.

Vicki May Hamm: «On a fait avancer les choses en se rendant à Washington»

La mairesse de Magog, Vicki May Hamm, dresse un bilan positif de la mission à laquelle elle a participé ces derniers jours à Washington en compagnie de la mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy Laroche.
« Je crois qu'on a fait avancer les choses en se rendant à Washington, a affirmé Mme Hamm mardi soir, lors d'un entretien téléphonique accordé à La Tribune depuis la capitale américaine. C'est sûr que notre visite ici a valu la peine. »
Entre autres, la mairesse de Magog a souligné que sa collègue Roy Laroche et elle-même ont rencontré les « fonctionnaires et politiciens les plus influents aux États-Unis en matière de sécurité ferroviaire. »
Si elle se montre satisfaite, Mme Hamm admet cependant que la sécurité dans le transport ferroviaire restera un dossier chaud pendant encore un bon moment aux États-Unis et au Canada. « Il demeure plusieurs chantiers à entreprendre. C'est la théorie des petits pas. On va continuer le travail », assure-t-elle.
«C'est la théorie des petits pas. On va continuer le travail.»
Le poids des lobbys risque notamment d'avoir une influence sur la suite des choses aux États-Unis. La mairesse de Magog en est consciente, mais elle garde espoir que des changements majeurs se produiront tout de même dans ce pays.
D'ailleurs, Vicki May Hamm a le sentiment que les Américains ont amorcé un réel virage. La classification des matières dangereuses a déjà fait l'objet de modifications en sol américain, une somme de 40 millions $ a été débloquée pour prévenir une tragédie semblable à celle de Lac-Mégantic et les compagnies de chemin de fer ont accepté de dialoguer avec l'administration Obama.
« À travers les discussions, on a aussi senti le désir des Américains d'harmoniser leur législation avec le Canada. Les deux pays peuvent s'influencer mutuellement en ce qui concerne la législation dans ce domaine précis, je crois. »
Elle ajoute enfin que des représentants américains ont exprimé des craintes face aux dépenses à encourir pour éviter de nouvelles tragédies ferroviaires. « On leur a répondu que la reconstruction a un coût tellement supérieur. Reconstruire Lac-Mégantic par exemple, ça va coûter 2,8 milliards. »