Verglas: les producteurs agricoles sont inquiets

Avec des dégâts variables d'un coin à l'autre dans les boisés et érablières de l'Estrie, mais sans jamais être comparables au célèbre verglas de 1998 ou au long redoux mortel de 1981, le principal impact des sautes d'humeur de Dame nature chez les producteurs agricoles est d'avoir occasionné beaucoup de travail, de stress et de l'incertitude sur les rendements à venir.
«Dans ma plantation d'épinettes, c'est plus vert que blanc au sol en à cause des résidus de têtes d'arbres et de branches cassées. Dans l'érablière, j'ai peut-être deux pour cent de pertes. C'est dur d'évaluer les dégâts et la valeur. Mais surtout, c'est l'ouvrage que ça demande de tout remettre en état. J'ai 200 acres à marcher et depuis Noël je suis dans ça... Le gros de la tubulure est par terre et juste raccorder et réparer, j'en ai pour une semaine. Et c'est de savoir si tout cela va affecter les rendements», résume le producteur acéricole Yves Théroux, du secteur d'Islande Brook, dans la municipalité de Newport.
«C'est sûr que ce n'est pas la crise du verglas de 1998, qui avait affecté le tiers du territoire de l'Estrie en dehors de Sherbrooke. Cette fois, ça varie d'un endroit à l'autre, avec des secteurs plus touchés que d'autres, comme de Cookshire à la frontière américaine. Par exemple, il y a une plantation de pins rouges de 6 hectares qui a disparu... Mais peu importe le niveau de dégâts, quand tu es touché par un caprice de la nature, ça donne un coup et ça cause du stress inutile», signale pour sa part le président du Syndicat des producteurs de bois de l'Estrie, André Roy.
Texte complet dans La Tribune de mercredi.
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