Vente de l'usine d'East Angus : Cascades souhaite faciliter la transition

Les dirigeants de Cascades ont l'intention de faire le maximum afin de s'assurer que le passage de l'usine d'East Angus aux mains de nouveaux actionnaires se fasse le plus aisément possible. On veut donner aux promoteurs un maximum de chances de réussite.
«On aurait pu annoncer bêtement la fermeture, si on avait voulu, mais on croit qu'il y a moyen de faire les choses correctement. Nous avons déjà annoncé que nous épongerons la dette accumulée par l'entreprise et nous continuons de donner un coup de main afin que la transition se passe bien, a indiqué le président de la multinationale, Alain Lemaire. Nous demeurons également responsables pour ce qui est de l'environnement si la relance venait qu'à ne pas fonctionner. Ce que nous ne souhaitons pas».
Le syndicat, un facteur?
Interrogé à savoir si le fait que les travailleurs de l'usine d'East Angus aient été syndiqués a pu faire pencher la balance vers cette décision de se départir de l'entreprise, le cadet des frères Lemaire a admis que le regroupement a pu être source d'embêtement par le passé. La relation avec les employés était toutefois au beau fixe depuis quelques années.
«C'est certain qu'il y a un coût à gérer un syndicat et, dans nos usines, les syndiqués ne gagnent pas un sou de plus que les autres. Quoi qu'il en soit, si dirigeants et travailleurs ne travaillent pas ensemble, qu'il y ait un syndicat ou pas, ça ne marchera pas», a-t-il dit.
Le président estime, par ailleurs, qu'il n'y a plus de place pour la rigidité syndicale et la multiplication des griefs dans le cadre actuel du monde du travail. «Le plus important, c'est la complicité entre la direction et les employés. Il est important de pouvoir être flexible et de s'écarter du petit livre», a-t-il ajouté.
Pour ce qui est des raisons précises qui ont convaincu Cascades de se départir d'East Angus, il y a bien entendu les problèmes de rendement, mais également la nature de la production. La multinationale a choisi de se concentrer davantage sur les emballages et le papier tissu.
M. Lemaire estime, par ailleurs, que les nouveaux actionnaires et la CSN auront de meilleurs moyens d'aller chercher de l'aide financière gouvernementale afin de mettre les actifs à jour.