Rami Jarjour et Philippe Beauchamp, étudiants à la maîtrise en génie électrique à l'Université de Sherbrooke, ont reçu la bourse Pierre-Péladeau de 50 000 $ qui leur servira à commercialiser leur technologie brevetée de batterie électrocinétique.

Vent de succès pour IngeniArts

Rami Jarjour et Philippe Beauchamp entrent dans le marché des véhicules à traction électrique avec les batteries rechargées : ils ont reçu un appui financier de 50 000 $ qui les aidera à démarrer leur entreprise IngeniArts.
À la base de cette entreprise se trouve la batterie électrocinétique créée de toute pièce dans les laboratoires de l'Université de Sherbrooke par ces deux étudiants à la maîtrise en génie électrique. Cette technologie permettra le développement de batteries plus petites, légères, performantes, écologiques, fiables et sécuritaires que celles qui se trouvent présentement dans les véhicules électriques et hybrides.
IngeniArts souhaite maintenant percer le marché des véhicules à traction électrique en commercialisant cette technologie brevetée : l'attribution de la bourse Pierre-Péladeau de 50 000 $ devrait leur permettre de défrayer quelques coûts reliés au démarrage de l'entreprise. Pour le moment, le duo en est encore à fabriquer une version commercialisable de son prototype de laboratoire. «C'est beau de développer une technologie, mais ensuite de la prendre et d'en vendre un produit, c'est une autre paire de manches, c'est le prochain défi», explique M. Jarjour.
Une chose est certaine, l'ambition ne manque pas. Le duo est convaincu que sa technologie s'imposera comme une solution aux problèmes de durabilité des batteries. «Nous croyons que le Québec a tout ce qu'il faut pour réussir à faire des projets qui sont porteurs au Québec, mais aussi à l'international, souligne M. Beauchamp. Nous sommes convaincus qu'il faut multiplier les histoires à succès dans ce domaine, puis on veut en être une.»
Le courant passe
Ce n'est pas d'hier que le duo Jarjour-Beauchamp crée des étincelles. «Personellement, j'ai toujours voulu me lancer en affaires et Rami la même chose de son côté. C'est une des raisons qui a fait qu'on s'est bien entendu rapidement : on a la même volonté de concrétiser des idées», explique M. Beauchamp à propos du lien spécial qui unit les deux ingénieurs.
Le parcours jusqu'à IngeniArts les a mené à collaborer sur plusieurs travaux d'équipes, à l'Université Laval, d'où ils ont diplômés en génie électrique. Puis, les deux se sont retrouvés à travailler ensemble chez Alstom avant de prendre la décision commune d'amorcer une maîtrise à l'Université de Sherbrooke.
«On était connu comme l'équipe qui allait le livrer, le projet», se rappelle M. Beauchamp.