Vicki May Hamm

Usine de biométhanisation: la Ville de Magog refait ses devoirs

Le conseil municipal de Magog a officiellement décidé de revoir en profondeur le dossier du traitement des matières compostables au cours des prochains mois.
À l'occasion de sa plus récente assemblée, le conseil municipal a adopté une résolution par laquelle il rejette la proposition de l'entreprise Waste Management, qui souhaitait s'associer à la Ville de Magog afin de construire une usine de biométhanisation.
« Notre décision, c'est de rejeter la seule candidature reçue pour le projet de construction d'une usine de biométhanisation, qui impliquait la création d'une société d'économie mixte », indique la mairesse de Magog, Vicki May Hamm.
La Ville avait reçu la proposition de Waste Management il y a déjà plusieurs mois. La municipalité a d'abord pris le temps de bien approfondir ce que proposait la compagnie. Les élections municipales tenues l'automne dernier ont provoqué un délai supplémentaire dans ce dossier.
Selon Vicki May Hamm, la décision de Québec de revoir le financement accordé aux projets d'usines de biométhanisation a pesé lourd dans la balance. « Avec les changements aux programmes gouvernementaux, ça ne fonctionnait plus pour nous », fait-elle valoir.
La municipalité évaluait le coût de l'usine espérée à 12 millions $. Aucune augmentation de taxes ou de dépenses ne devait survenir une fois la construction achevée. On prévoyait de nouveaux revenus grâce à la vente du gaz qui aurait été produit en transformant les matières compostables.
Malgré sa décision, la Ville n'a pas définitivement abandonné l'idée de se doter d'une usine de biométhanisation. « On va réévaluer toutes les options, mais on ne met pas une croix sur celle qu'on avait retenue. »
Mme Hamm s'attend à ce que sa municipalité soit en mesure d'annoncer un nouveau projet pour valoriser ses matières compostables avant la fin de l'année 2014.
Actuellement, les matières compostables des Magogois sont traitées par la Régie intermunicipale de gestion des déchets solides de la région de Coaticook. « Pour l'instant, on a une solution. Mais il ne faut pas oublier que le gouvernement provincial nous a fixé de nouvelles cibles concernant les matières résiduelles » , rappelle Vicki May Hamm.