Une victime incite les femmes à la méfiance

Vraisemblablement agressée sexuellement par un homme qu'elle ne connaissait pas et qui l'aurait ciblée, la victime alléguée de Richard Pinard souhaite sensibiliser les autres femmes à se méfier de ce type de prédateur sexuel présumé.
L'homme de 45 ans doit revenir devant le tribunal jeudi pour cette affaire d'enlèvement, séquestration et agression sexuelle survenue le 29 novembre dernier à Sherbrooke.
La jeune femme effectuait son premier quart de travail comme serveuse dans un bar de Sherbrooke lorsque l'individu l'a abordée à l'extérieur de l'établissement. Pinard lui avait parlé au cours de la soirée sans qu'elle ne lui accorde plus d'importance qu'à un autre client.
«Il m'a fait croire que son véhicule ne fonctionnait pas. Je suis allée pour l'aider. N'importe qui serait allé voir. Il ne faisait que mettre son véhicule à «on» sans enclencher le démarreur. Lorsque je suis rentré dans son véhicule pour aller voir, il a profité de l'occasion pour partir sans mon consentement. Il m'a dit qu'il allait essayer le «char», mais il s'éloignait de plus en plus du bar. C'est là que j'ai commencé à paniquer», se remémore la jeune femme lors d'une entrevue accordée à La Tribune.
Richard Pinard aurait garé son véhicule avant d'agresser physiquement et sexuellement la jeune femme.
«Il a sauté sur moi et m'a agressée. J'ai réussi à lui mettre mon pied dans le ventre pour l'éloigner. Je criais. Il m'a frappée et m'a mise par terre dans son véhicule. Il a mis le capuchon que je portais dans mon visage. Je suffoquais, je n'étais plus capable de respirer. Il m'a alors dit que nous allions aller ailleurs parce que j'avais trop crié. Lorsqu'il a tourné dans une cour, j'ai réussi à ouvrir la porte et j'ai sauté hors du véhicule. Je me demande où il serait allé si je n'étais pas sortie. Est-ce qu'il m'aurait tuée?», se demande la victime alléguée de Richard Pinard.
Elle a réussi à trouver de l'aide chez des résidants du secteur de l'ouest de Sherbrooke pour contacter les policiers.
Cette affaire n'est pas sans rappeler celle de Julie Boisvenu qui avait été enlevée, séquestrée, agressée sexuellement puis tuée par un inconnu en juin 2002 au centre-ville de Sherbrooke. Hugo Bernier a été condamné à la prison à vie pour ce meurtre au premier degré. Il avait poussé sa victime dans son véhicule avant de la maîtriser, puis de la conduire dans un endroit isolé sur le chemin Rivard dans le secteur de Brompton où il l'avait agressée puis assassinée.