Une quarantaine d'animaux découverts dans un triste état

Le déclenchement fortuit d'un système d'alarme a permis aux policiers de la Sûreté du Québec de découvrir un peu plus d'une quarantaine d'animaux mal en point sur une propriété située au 77 du 2e rang Sud à Notre-Dame-de-Ham, dans la MRC d'Arthabaska.
Sur place, les patrouilleurs ont constaté le décès d'un chat, un chien et un cheval. Ils ont également aperçu des moutons, des poules, des coqs, des canards et des serpents, dont plusieurs se trouvaient dans un état lamentable. Ils ont fait appel à la Société protectrice des animaux d'Arthabaska (SPAA) afin qu'elle leur vienne en aide.
« Sur place, nous avons fait la découverte de trois autres chevaux qui prennent du mieux. Il y a encore deux chiens chez le vétérinaire qui nécessitent plus d'attention », a indiqué la directrice générale de l'organisme, Marie-Josée Roy.
Bien qu'il soit encore trop tôt pour dresser un bilan définitif, les vétérinaires n'ayant pas encore terminé leur travail d'analyse, environ la moitié des animaux découverts nécessitaient des soins particuliers et urgents.
La SPAA aura maintenant pour mandat de soigner ces animaux. On ne sait toujours pas ce qu'il adviendra d'eux par la suite étant donné la possibilité de procédures judiciaires.
« Il n'y a pas eu d'arrestation encore relativement à cette affaire. On projette toutefois de rencontrer les propriétaires de l'endroit prochainement. Nous avons un technicien en identité judiciaire sur place qui recueille de l'information en vue d'éventuelles procédures judiciaires », a expliqué la porte-parole de la SQ Aurélie Guindon.
 
Malnutrition
Si l'affaire de Notre-Dame-de-Ham se distingue par la diversité des animaux trouvés, il n'est malheureusement pas rare que l'on trouve autant de bêtes mal en point au même endroit. Selon Mme Roy, trop nombreux sont les propriétaires qui négligent leurs animaux.
« C'est particulier parce qu'il y a plusieurs espèces et on ne parle pas de reproduction comme dans un chenil, mais il y a trop de personnes qui oublient de donner les soins de base à leurs animaux. Certains n'avaient pas mangé depuis un bon moment. Peu importe l'animal, il faut répondre aux besoins essentiels ou s'arranger pour que quelqu'un le fasse », a conclu la directrice.