Une nouvelle rue pour débloquer des terrains industriels

Les dirigeants de Sherbrooke Innopole viennent de coucher sur papier leur plan stratégique pour les cinq prochaines années. Parmi les multiples défis qui attendent le milieu des affaires sherbrookois, se trouvent deux enjeux qui influenceront l'avenir économique de Sherbrooke : l'obtention d'un aéroport et la création de locaux et de terrains prêts à accueillir des entrepreneurs en sol sherbrookois.
« L'obtention d'un aéroport est un enjeu critique pour Sherbrooke. » Josée Fortin, la directrice générale de Sherbrooke Innopole, est formelle : pour attirer des entreprises ici, il faut un aéroport qui permettra aux gens d'affaires pressés de voyager de par le monde très facilement. « Pour attirer les entreprises de l'extérieur, l'aéroport est un point crucial pour le développement de Sherbrooke. »
L'enjeu est critique, certes. Mais une fois les entreprises intéressées par Sherbrooke, encore faut-il que la ville puisse leur offrir des terrains et des locaux intéressants. Actuellement, ces espaces prisés sont très rares à Sherbrooke, ce qui inquiète grandement Josée Fortin.
Voilà pourquoi elle a l'oeil vissé sur un projet que la Ville de Sherbrooke doit lancer dès ce printemps.
« La Ville a prévu un budget de 1,2 million $ pour construire la rue Robert-Boyd, située entre le chemin Labonté et le boulevard Industriel, dans le secteur de Saint-Élie. Celle-ci n'est pas encore lotie, mais la première portion qui devrait être développée a une capacité estimée à environ six lots », explique Mme Fortin.
Au même titre que la construction d'un immeuble multilocatif et d'un incubateur industriel (voir autre texte), l'accessibilité de ces terrains revêt une importance cruciale aux yeux de Mme Fortin.
« Nous avons besoin de variété pour offrir aux entrepreneurs le type de terrain ou de local dont ils ont besoin. Actuellement, nous manquons de place pour installer les jeunes entrepreneurs. Il nous faut ces infrastructures pour garder ces jeunes-là chez nous! »
Notamment grâce à son pôle universitaire, Sherbrooke possède tout plein de petites entreprises qui ne demandent qu'à croître, ce qu'un bon encadrement d'affaires leur permettra de faire plus aisément.
« Notre façon de faire est plus lente que si une entreprise de 500 employés venait s'établir à Sherbrooke, mais ça nous rend aussi moins vulnérable. Le jour où une entreprise de 500 employés quitte, ça fait 500 emplois perdus. Avec des plus petites entreprises, si on perd une entreprise sur 50, c'est déjà moins pire! »