Le Groupe médical GMA, notamment composé d'Alain Ferland et de Julie Lessard, se portera acquéreur de l'immeuble des Filles de la Charité du Sacré-Coeur de Jésus de la rue Galt Est. Ils sont ici en compagnie de soeur Mariette Simard et soeur Marielle Bolduc.

Une nouvelle clinique médicale s'établira rue Galt Est

Une clinique médicale, une pharmacie et un restaurant devraient voir le jour dans l'édifice qui abrite les Filles de la Charité du Sacré-Coeur de Jésus au 360 de la rue Galt Est. C'est le Groupe médical GMA qui se portera acquéreur du bâtiment pour réaliser un projet évalué entre 8 et 10 M$.
Le terrain et l'immeuble passeront aux mains des trois propriétaires du groupe, Alain Ferland, Julie Lessard et Alain Simard au mois d'août. Des travaux d'agrandissement et de mise à niveau devraient s'amorcer peu après la transaction avant un réaménagement des locaux au début de l'année 2015. Les locaux de 18 000 pieds carrés doubleront de superficie sur un terrain de 200 000 pieds carrés, mais l'architecture extérieure sera respectée. Des éléments historiques rappelant l'ancienne vocation religieuse du bâtiment devraient aussi être conservés.
L'accès se fera à partir de la rue Bowen Sud, de manière à assurer la sécurité des automobilistes, ou à sens unique à partir de la rue Galt Est. La végétation mature sera presque entièrement conservée, particulièrement à proximité des résidences. Les premiers visiteurs sont attendus au printemps 2015 si le projet suit l'échéancier initial.
Alain Ferland est à concrétiser un projet semblable à Trois-Rivières. «Nous réalisons des projets à vocation médicale dans le domaine public. Ce seront des services qui relèvent de la Régie de l'assurance maladie du Québec. Nous voulons créer une chimie, une mixité entre les locataires, amener un mouvement qui sera bénéfique pour tout le monde à l'intérieur de la clinique.»
Si la présence d'une clinique médicale et d'une pharmacie est confirmée, la venue d'autres spécialistes demeure pour l'instant de l'ordre de l'hypothèse. M. Ferland parle toutefois d'un physiothérapeute et d'un orthésiste, à titre d'exemple, pour illustrer le type de professionnels qui pourraient s'installer dans le nouveau complexe. «Nous voulons discuter d'abord avec les gens d'ici, soit les médecins et les spécialistes. Nous visons le marché de l'expansion locale. Si nous ne trouvons pas de spécialistes dans un domaine donné, nous pourrons ensuite nous tourner vers des bannières qu'on connaît, à Montréal par exemple.»
«Il n'y a à peu près pas de limites. L'espace n'est pas un problème, tant que les services sont interreliés. Nous souhaitons nous établir dans au moins deux autres grandes villes de manière à créer un réseau. De cette façon, nous aurons un meilleur pouvoir de recrutement», fait valoir Julie Lessard.
«Nous voulons vraiment travailler dans le respect du patrimoine bâti et de la communauté. Ça fait trois ans que nous cherchons à faire un projet à Sherbrooke. Nous regardions autour de l'hôpital, près des services. Nous sommes des promoteurs, mais nous travaillons d'abord par conviction. Dans l'Est, ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu de projet majeur comme celui-là qui ramenait les services vers le centre. Nous voulions avoir suffisamment de terrain pour faire évaluer le projet selon les besoins. Nous ne voulions pas être limités», confie Alain Ferland.
Soeur Murielle Bolduc indique qu'une dizaine de religieuses devront déménager dans d'autres maisons appartenant à la congrégation. «Le projet nous plaisait. C'était une suite logique de ce que nous faisions. Autrefois, nous recevions des étudiantes qui quittaient leur patelin pour venir à l'école. Elles logeaient ici. Aujourd'hui, nous sommes ouvertes à recevoir des gens qui viennent de l'extérieur et qui visitent des parents hospitalisés.»
«C'est une congrégation qui a été fondée pour répondre aux besoins du milieu, soit pour l'enseignement et pour prendre soin des malades. Permettre à des gens d'avoir accès à un service plus rapidement est un plus», complète soeur Mariette Simard.
Une séance de consultation publique a eu lieu lundi dernier. Si le projet a soulevé quelques questions, il n'aurait pas suscité de vive opposition chez les citoyens du secteur.
La propriété était évaluée à 3 163 100 $ au rôle d'évaluation foncière 2013 à 2015.