La Dre Ferial Ladak

Une médecin recalée en français est partie aux É.-U.

Jusqu'à quel point un médecin doit-il maîtriser le français pour pratiquer au Québec? Quelques-uns des 200 patients de la Dre Ferial Ladak se posent la question après qu'elle eut décidé de quitter sa clinique de Lennoxville, il y a un an, faute de réussir un test de français. Elle est aujourd'hui directrice des urgences à Colebrook, au New Hampshire.
Diplômée de l'Université de Colombie-Britannique, la dame s'est installée au Québec après s'est mariée à un Magogois. Après avoir travaillé au Vermont, elle a cru bon d'établir sa pratique dans sa communauté, en 2006.
«Je pensais que c'était une bonne idée. Quand j'ai commencé, je ne parlais pas un mot de français. Ce n'est pas nécessairement évident de devenir à l'aise avec une autre langue en trois ans, surtout quand on travaille à temps plein et qu'on doit s'occuper de quatre enfants», raconte-t-elle.
 
«Il n'était pas nécessaire que j'accepte de voir des patients, mais j'aime le contact avec eux. Deux jours et demi par semaine, je rencontrais des patients âgés, des anglophones et quelques francophones. Nous arrivions toujours à nous comprendre. Je parle et je comprends le français, mais j'ai plus de difficulté à l'écrire. J'avais donc une secrétaire qui m'aidait à corriger des textes.»