Une grenade découverte au centre de tri

Une employée de Gaudreau environnement affectée au triage des matières recyclables, à Victoriaville, a fait la découverte d'une grenade sur le convoyeur amenant papier et carton.
<p>Johnny Izzi</p>
« Ç'a été une grosse surprise. Elle a tout de suite appuyé sur le bouton d'urgence afin d'appeler un contremaître. C'est la dernière chose que l'on s'attendait à voir sur le convoyeur. C'est très surprenant et inquiétant à la fois. Comment est-ce que du matériel militaire dangereux a pu se retrouver là? », a indiqué le directeur général de Gaudreau environnement, Johnny Izzi.
Sur le coup de l'étonnement, jeudi, le contremaître a délicatement pris l'engin explosif afin de l'apporter à l'écart du centre de tri. Il a ensuite communiqué avec la Sûreté du Québec, qui a dépêché une équipe de déminage. Heureusement, l'arme était inoffensive et elle n'aurait pas pu exploser dans l'état où elle se trouvait. Quoi qu'il en soit, les contremaîtres de chez Gaudreau auront droit à une séance de formation supplémentaire en santé et sécurité.
« Il a fait ce qu'il n'aurait pas dû faire. Il a mis sa vie en danger en tentant de sauver celle des autres. Il aurait dû laisser la grenade à sa place et appeler la Sûreté du Québec plutôt que de la déplacer. Nous rencontrerons nos contremaîtres cette semaine afin de leur rappeler la marche à suivre dans de tels cas. Il faut dire que personne ne s'attendait à ça », a ajouté M. Izzi.
Le directeur général ne comprend pas non plus comment la grenade a pu franchir tous les détecteurs de métaux se trouvant à l'entrée du centre de tri et se frayer un chemin jusqu'au convoyeur qui représente l'une des dernières étapes de triage. Il semble que le métal utilisé pour la fabrication des grenades passe effectivement sous le radar des détecteurs.
Retour au travail difficile
Comme ce fut le cas au cours des derniers mois lorsqu'ils ont découvert des seringues en grande quantité sur le convoyeur de matière recyclable, c'est avec beaucoup d'hésitation que les employés du centre de tri sont retournés à leur poste.
« Si c'est une blague, elle est de très mauvais goût. Les employés sont affectés par tout ça, c'est normal qu'ils soient craintifs. C'est un stress intense. Ils ne savent pas ce qui leur pend au bout du nez », a fulminé Johnny Izzi.