Alain Gervais

Un service de dépannage nouveau genre pour quadriporteur

Souhaitant mettre sur pied un service de dépannage qui s'adresserait aux propriétaires de quadriporteurs, le Magogois Alain Gervais n'est pas resté de glace devant l'accident qui a coûté la vie à Thaddée Fréchette vendredi à Plessisville.
En fait, M. Gervais a fort mal réagi en apprenant les circonstances de l'accident. La victime, un homme de 90 ans, aurait chuté de son quadriporteur alors qu'un automobiliste tentait de remorquer son engin avec sa voiture.
Plus tôt cette année, le Magogois avait déjà vu une dame frêle et âgée être forcée de pousser son quadriporteur lors d'une tempête de neige. Cela lui avait donné l'idée de créer un service de dépannage nouveau genre et, pour concrétiser ce projet, il avait acquis un véhicule adapté disposant d'un monte-charge.
Alain Gervais a cependant déchanté après avoir expliqué son projet à des spécialistes du transport routier. « On m'a dit que ça ne respectait pas la réglementation. Je ne m'attendais pas à ça », reconnaît le propriétaire de Livraison 640.
Plus précisément, on aurait indiqué à M. Gervais qu'il ne pouvait transporter un quadriporteur et son propriétaire lors d'un même transport. « Je leur ai fait remarquer que, dans le cas du dépannage de voitures, les passagers de l'auto remorquée montent souvent dans la dépanneuse. Mais on m'a répondu que cette pratique n'était pas permise non plus », affirme-t-il.
La Tribune a contacté la Régie de police Memphrémagog afin de lui soumettre le projet du Magogois. Le porte-parole du service de police, Sylvain Guay, a prétendu que rien dans la loi n'empêchait le transport d'un quadriporteur et de son propriétaire simultanément dans un même véhicule.
Par contre, M. Guay a admis que la situation était probablement différente si le conducteur du véhicule de transport désirait obtenir rétribution en échange du service offert.
Dans le but de mieux comprendre, La Tribune a aussi téléphoné à la Société de l'assurance automobile du Québec et au Contrôle routier du Québec. Mais ces deux organisations n'ont pas été en mesure de fournir une réponse suffisamment rapidement.
Jugeant qu'il est primordial de se pencher sur la question de la sécurité en quadriporteur, Alain Gervais aimerait grandement qu'on autorise son projet. « Je crois qu'il y aurait de la demande à Magog pour ce service. J'aimerais qu'on m'accorde une dérogation. Ce serait pour de bonnes raisons. Je vais m'adresser au ministère des Transports au besoin. »