Un second souffle pour Cascades East Angus

Les employés de Cascades East Angus ont décidé de jouer le tout pour le tout. Confrontés à une sérieuse menace de fermeture, ils ont voté à 86 pour cent en faveur d'un nouveau plan de relance.
L'offre de la dernière chance, présentée cette semaine aux travailleurs, est finalement venue d'un groupe d'investisseurs privés, du gouvernement du Québec et du fondaction de la CSN, tous trois intéressés à investir dans l'usine.
Ce vote en faveur du plan de relance implique cependant des concessions de la part des employés. Ces derniers ont dû voter une nouvelle convention collective et céder leur régime de retraite à prestations déterminées pour un REER collectif.
Il sera aussi question de réaffecter certains employés, moyennant un ajustement de leur salaire à la baisse. Un autre petit groupe d'employés s'est rencontré hier soir pour discuter de clauses particulières.
Les discussions entourant l'avenir de Cascades East Angus durent depuis près de quatre mois.
En novembre, l'entreprise a proposé à ses employés de racheter son inventaire et ses comptes clients pour 10 millions de dollars.
L'idée était de diviser la propriété de Cascades entre les membres d'une coopérative, incluant les travailleurs de l'usine, ceux de bureau et les cadres, et de trouver d'autres investisseurs.
Comme l'a indiqué dimanche le président du Syndicat des travailleurs des pâtes et papiers, Éric Huppé, les travailleurs pourraient toujours investir dans le projet par le biais d'une coopérative. Or, cette dernière ne pourrait supporter seule l'ensemble du poids des investissements.