Marie-Lou Hébert fait partie des élèves qui participent au projet de robotique supervisé par l'enseignant Jacques Lapointe à l'école de la Ruche à Magog. On la voit en compagnie de Hugo Marcotte, conseiller pédagogique en sciences

Un robot fabriqué à La Ruche de Magog

Les élèves qui participent au projet de robotique supervisé par l'enseignant Jacques Lapointe à Magog sont la preuve vivante que les adolescents d'aujourd'hui ne correspondent pas tous aux stéréotypes habituellement accolés aux jeunes de 12 à 17 ans. L'engagement ne leur fait pas peur.
Enseignant en sciences à l'école secondaire de la Ruche, M. Lapointe a inscrit un groupe de 15 élèves provenant de cet établissement scolaire à la compétition de robotique FIRST. Il s'agit d'une première à la Ruche.
Afin de participer à cette compétition reconnue, le groupe d'élèves doit construire un robot capable de lancer un ballon avec une certaine précision et d'attraper un objet au vol. Les participants au projet ont commencé à travailler ensemble en septembre dernier, mais la construction du robot s'est réellement amorcée au début du mois de janvier.
Le groupe formé par Jacques Lapointe participera en mars à un grand rassemblement auquel prendront part 42 écoles à Montréal. À cette occasion, des équipes de robots s'affronteront dans le cadre d'un jeu de ballon inventé par les organisateurs.
«Ce projet représente un énorme défi pour nos jeunes, affirme M. Lapointe. Beaucoup d'apprentissages sont effectués par les élèves, que ce soit en informatique, en électricité, en pneumatique, en mécanique, en dessin industriel ou robotique. En plus, ils développent leurs habiletés sociales et leur sens de l'engagement.»
«J'ai appris à couperdu bois et du métal avec des machines. Comme fille, c'est rare qu'on utilise des outils comme des perceuses...»
Avant les fêtes, les jeunes du groupe parascolaire se rencontraient déjà régulièrement, mais la fréquence des rencontres a augmenté en janvier. Les participants au projet consacrent plus de 15 heures par semaine à la construction du robot depuis le début de 2014.
«Dans ce genre de projet, on manque toujours de temps», lance Jacques Lapointe, qui est déjà prêt à répéter l'expérience l'an prochain malgré l'importance de la tâche à accomplir.
Stimulant
Appartenant au groupe, Sarah-Lou Niggebrugge a décidé de prendre part à ce projet en partie pour accroître ses habiletés manuelles. «J'ai appris à couper du bois et du métal avec des machines. Comme fille, c'est rare qu'on utilise des outils comme des perceuses ou autres», indique l'adolescente.
Sarah-Lou confie attendre avec impatience la compétition qui se déroulera en mars à Montréal. «On va sûrement trouver de l'inspiration là-bas», croit-elle.
«C'est une expérience plus intéressante que je le pensais, affirme pour sa part son collègue Gaël Chevalier. Le défi qu'on doit relever m'a surpris. Je le trouve passionnant.»
Gaël note qu'il consacre de nombreuses heures par semaine au projet. «Je savais qu'il faudrait donner du temps. Ça ne me dérange pas. Je réussis à faire mes devoirs quand même», assure celui qui aspire à devenir programmeur.