Christopher Mackenzie-Coates

Un retour à la maison à vive allure lui vaut 18 mois de prison

Un retour à la maison à vive allure dans les rues de l'arrondissement de Lennoxville qui a coûté la vie à un homme de 23 ans et brisé une famille privera Christopher Mackenzie-Coates de liberté pour les dix-huit prochains mois.
Mackenzie-Coates, de Scotstown, était au volant d'un Pontiac G8 lorsqu'il en a perdu le contrôle alors qu'il roulait à 114 km/h sur la rue College en août 2009. Le véhicule du conducteur a terminé sa course contre un pilier du pont tuant Éric Coates, le passager assis à l'avant du véhicule.
L'accusé était de retour devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec pour recevoir sa peine. Le procureur aux poursuites criminelles Me Claude Robitaille et l'avocat de la défense Me Michel Dussault ont présenté une suggestion commune au juge d'une peine d'incarcération de dix-huit assortie d'une probation de deux ans et d'une interdiction de conduire tout aussi longue.
Cousin et meilleur ami de la victime, Christopher MacKenzie-Coates regrette les gestes qui sont survenus.
Les proches de la victime originaire de LaPatrie ne croyant pas que les remords de l'accusé sont sincères. L'événement tragique a brisé la famille en deux.
Vêtu en noir, lundi, l'accusé a accepté son sort sans broncher. La tête basse, il a pris le chemin de la prison. Ses parents l'accompagnaient au palais de justice de Sherbrooke. La famille de la victime et de l'accusé ne se sont pas parlés.
« C'est vraiment difficile de lui pardonner. Cependant, nous ne pouvons pas revenir en arrière », indique Émily Coates, la soeur de la victime qui était présente devant le tribunal avec son père.
La famille de la victime a déposé des lettres au tribunal décrivant les impacts de cet accident sur leur vie.
Des accusations de conduite dangereuse causant la mort avaient été déposées une année après les tragiques événements survenus en pleine nuit près de l'Université Bishop' s. Christopher Mackenzie Coates et Éric Coates revenaient d'une soirée entre amis où ils avaient consommé de la bière lorsque l'accident mortel est survenu. Le Service de police de Sherbrooke avait demandé à un expert de procéder à un rétrocalcul de la consommation d'alcool. Les résultats n'avaient pas permis de porter des accusations relatives à la consommation d'alcool.
« Il y avait présence d'alcool, mais pas assez pour permettre de porter des accusations qui y étaient reliées. L'accusé roulait cependant à plus de deux fois la limite permise », a expliqué au tribunal Me Robitaille.
Me Michel Dussault soutient que son client n'a jamais minimisé son implication dans cet accident. Il a même fait des aveux concernant sa conduite aux policiers à la suite de son arrestation.
Christopher Mackenzie Coates avait plaidé à l'accusation de conduite dangereuse causant la mort le 2 août 2009.