Charles Bury

Un patient en soins palliatifs au CHUS consomme du cannabis

Le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke est confronté à une nouvelle réalité. Pour la première fois de son existence, l'établissement de santé tolère qu'un de ses patients en soins palliatifs consomme du cannabis pour fins thérapeutiques dans sa chambre.
Atteint d'un cancer incurable, Charles Bury, un journaliste anglophone bien connu dans la région, a fait une demande qui sort de l'ordinaire à son médecin, Carl Bromvich. « Lorsque mon médecin traitant m'a demandé la semaine dernière qu'est-ce que j'aimerais avoir pour diminuer ma souffrance, je lui ai demandé si je pouvais consommer de la marijuana », explique l'homme de 67 ans qui est hospitalisé depuis la mi-novembre.
Sa demande sous-entendait qu'il consomme cette substance sur son lit d'hôpital puisque sa condition ne lui permet pas de sortir à l'extérieur. Amateur de cannabis depuis cinq décennies, M. Bury a expliqué qu'il pourrait consommer son cannabis avec son vaporisateur personnel. Une méthode qui élimine tous les risques et inconvénients liés au feu et à la fumée, qui sont associés à l'action de fumer un joint « traditionnel ».
Après avoir écouté son patient, le médecin en soins palliatifs n'a manifesté aucune objection et a fait une ordonnance. La prescription prévoit la consommation de marijuana quatre fois par jour, pour un total d'un gramme quotidien.
Même si Santé Canada permet aux Canadiens atteints d'une maladie grave ou débilitante d'avoir accès à de la marijuana à des fins médicales, aucun hôpital du Québec n'aurait de politique quant à la consommation de cette substance dans ses murs.
« C'est ce que nous a révélé le Collège des médecins. Je serais donc le premier à consommer du cannabis sur son lit d'hôpital », relate l'ancien rédacteur en chef du journal anglais The Record de Sherbrooke qui est en attente d'une chambre à la Maison Aube-Lumière.
Textes complets dans La Tribune de jeudi.