Un médecin du CHUS fait face à une plainte de nature sexuelle

Un médecin spécialiste du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) doit répondre d'une plainte de nature sexuelle devant le Collège des médecins.
Le docteur Youssef Ainmelk, obstétricien et gynécologue, fait face depuis novembre dernier à une plainte pour inconduite de nature sexuelle et relation sexuelle complète sur une patiente.
Une journée d'audience devant le comité de discipline a eu lieu et deux autres sont prévues en septembre prochain.
Le dossier du Dr Ainmelk est frappé d'une restriction de pratique lui interdisant l'exercice de la médecine gynécologique, ce qui inclut les dépannages en région, mentionne le Collège des médecins.
Les deux autres journées d'audience, qui se dérouleront à Montréal sous la présidence de Me François D. Samson, auront lieu les  3 et 4 septembre prochain.
Selon des documents fournis par le Collège des médecins, les faits reprochés à l'homme aujourd'hui âgé 73 ans se seraient produits en 2001. Le Dr Ainmelk aurait embrassé et eu des relations sexuelles avec sa patiente à plusieurs reprises, à la maison de la dame.
La plainte a été déposée par la Dr Suzanne Richer, en sa qualité de syndic adjoint du Collège des médecins.
Non-divulgation
Le Dr Ainmelk, qui pratique depuis 41 ans comme professeur titulaire et clinicien, a demandé à ce que son dossier soit frappé d'une ordonnance de non-divulgation pour protéger son identité. Il soutient que la femme n'était plus sa patiente au moment des faits et que la médiatisation de la plainte aurait un effet dévastateur sur sa vie de couple.
Le Collège des médecins a refusé sa requête. Ordonner une interdiction de publication de son identité serait contraire à la volonté du législateur concernant les plaintes de ce genre.Sur le site RateMDS.com, les avis sont très partagés sur ce médecin. Plusieurs patientes soutiennent que le Dr Ainmelk les a toujours bien traitées. Plusieurs s'accordent pour dire qu'il est très compétent, mais que du côté humain il est un peu froid.
D'autres femmes le déconseillent fortement, racontant des expériences malheureuses, notamment après un accouchement.