La famille de Déliska Bergeron, décédée tragiquement le mois dernier après avoir été heurtée par un camion, pourra voir la jeune femme vivre à travers ses trois fillettes. Ses collègues la verront pour leur part dans les branches et les fleurs d'un lilas japonais, planté lundi sur le terrain du CHUS en son honneur. Le père de Déliska, Alain Bergeron, sa mère Céline Chapdelaine ainsi que ses soeurs Tania et Krystel posent avec l'arbre peu avant sa mise en terre.

Un lilas en souvenir de Déliska

«La famille verra Déliska à travers ses trois filles. Pour nous, ce sera à travers un beau lilas japonais, qui va nous faire à chaque printemps un beau clin d'oeil en fleurissant pour nous rappeler qu'elle est avec nous.»
Marie Geoffroy parlait vraisemblablement au nom de toute l'équipe du laboratoire de microbiologie du CHUS lundi, à l'occasion de la mise en terre de l'arbre planté en l'honneur de Déliska Bergeron, décédée tragiquement après avoir été heurtée par un camion alors qu'elle traversait l'intersection des rues King Est et Saint-François le mois dernier.
C'est aussi à ce moment que les collègues de Déliska ont remis à la famille de la jeune femme le montant amassé grâce à une collecte de fonds, qui servira à offrir des petits bonheurs aux trois fillettes - des jumelles de six ans et leur soeur de trois ans -, devenues orphelines à la suite des décès rapprochés de leurs deux parents.
«Je suis fière de mon équipe. Les filles [du laboratoire] sont généreuses, elles ont beaucoup d'initiative et de créativité. On remercie aussi toute la population qui est venue donner généreusement, même les gens qui n'avaient pas affaire au centre hospitalier», a dit Mme Geoffroy, assistante-chef du laboratoire, avant de dévoiler le montant amassé : pas moins de 10 431,35 $.
C'était avant qu'une collègue l'informe que de nouveaux dons étaient rentrés depuis l'impression du chèque géant, portant ainsi le grand total remis à la famille à 12 471,35 $.
«C'est un geste qui ne sera pas oublié. Merci aux proches et aux collègues, vous pouvez être sûrs que l'argent va aller aux petites poupounes, on va les gâter!» a lancé Tania Bergeron, l'une des deux soeurs de Déliska, la voix chargée d'émotion.
Si la somme remise à la famille est importante, elle n'a pas été difficile à récolter, affirme Linda Element, instigatrice du projet. «Les gens se sont mobilisés immédiatement. Il n'y a même pas eu de période de réflexion, on a affiché les tâches à faire, les gens ont écrit leur nom et tout était fait», relate-t-elle.
Malgré la peine éprouvée dans l'équipe tissée serrée, tous ont conjugué leurs efforts en pensant aux trois fillettes. «Étant moi-même mère de deux enfants, ça m'a beaucoup touchée. Je me suis dit qu'on pouvait offrir des petits plaisirs aux enfants, en l'honneur de Déliska», ajoute Mme Element.
L'équipe du laboratoire a d'ailleurs demandé à la famille de Déliska de lui faire parvenir annuellement une photo des enfants, histoire de garder contact.
En attendant, le lilas planté à proximité de la Maison Aube-Lumière, sur le terrain du CHUS, portera dans ses branches et ses fleurs le souvenir d'une collègue et amie inoubliable.
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Il est toujours possible de faire un don pour les fillettes de Déliska Bergeron en se rendant au laboratoire de microbiologie du CHUS Fleurimont.