Un homme arrêté pour avoir secoué son bébé

Horrible histoire de bébé secoué qui serait survenue au début de l'année à Richmond. Un père de famille de 34 ans de Richmond a été accusé jeudi au palais de justice de Sherbrooke de voies de fait graves qui auraient été commises sur son poupon le 1er janvier dernier.
<p>Me Marie-Line Ducharme</p>
«Ce sont des accusations de voies de fait graves pour un traumatisme crânien non accidentel qui ont été portées, soit une affaire de bébé secoué», confirme la procureure aux poursuites criminelles au dossier Me Marie-Line Ducharme.
L'enfant aurait d'importantes séquelles de cet épisode survenu alors que le père de l'enfant était seul avec son bébé. Selon l'oncle de l'enfant, le poupon aurait perdu certains sens comme la vue et l'ouïe et son cerveau serait atrophié le laissant dans un état végétatif. L'enfant de quelques mois serait cependant dans un état stable au CHUS.
«C'est un bébé qui ne va pas bien. C'est la seule chose que je peux vous dire», soutient la procureure aux poursuites criminelles au dossier qui ne veut pas étaler la preuve.
L'individu de 34 ans dont une ordonnance de non-publication protège l'identité pour ne pas identifier l'enfant a été arrêté après l'admission de l'enfant à l'hôpital.
«C'est une unité d'enquêtes spécialisée dans ce type de cas de la Sûreté du Québec à Boucherville qui a mené ce dossier. C'est une enquête qui a duré quelques semaines», indique Me Marie-Line Ducharme.
L'oncle de l'enfant explique que le père de l'enfant aurait justifié les blessures à l'enfant par le fait qu'il l'aurait échappé par terre.
«J'aimerais croire sa version, mais si les gestes ont été causés par ce qui m'a été décrit par les enquêteurs, ils sont impardonnables. Les chances que cet enfant puisse avoir une vie normale ne sont pas très grandes», constate l'oncle de la petite victime.
Une accusation de non-respect d'engagement a aussi été portée devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec contre l'individu qui possède des antécédents judiciaires.
Le ministère public s'est opposé à la remise en liberté de l'individu.
Me Michel Dussault qui assume la défense de l'accusé a reporté le dossier à lundi prochain pour l'enquête sur remise en liberté.
L'accusé possède plusieurs antécédents judiciaires. Il avait aussi une cause pendant en matière de menaces.