Des cendres ont été ravivées dans un bac de compost samedi et ont causé un incendie qui a complètement ravagé un garage double sur la rue des Outardes, dans l'arrondissement de Saint-Élie.

Un garage ravagé par les flammes à Saint-Élie

Un incendie a complètement ravagé un garage double de l'arrondissement de Saint-Élie samedi.
De l'aveu du propriétaire, Éric Bourget, ce sont des cendres déposées dans le bac de compost qui seraient à l'origine du brasier. Ce dernier peinait à s'expliquer ce qu'il avait pu faire de mal dans sa façon de les conserver.
« J'ai pourtant pris toutes les précautions, rapporte M. Bourget, d'un air dubitatif. Ça fait deux jours que les cendres sont dans le bac et elles ont passé plusieurs jours à l'extérieur dans une chaudière en métal dans laquelle j'avais mis de la neige pour les tremper. »
L'incident n'a pas fait de blessés. C'est un voisin qui est venu le réveiller pour le prévenir que son garage était la proie des flammes. Sa conjointe et leurs deux enfants se sont réfugiés dans une maison voisine pendant qu'il cherchait un moyen de contenir le brasier. Malheureusement, le mal était déjà fait.
« Quand je suis sorti, les bacs avaient disparu et les flammes avaient atteint le comble », indique M. Bourget.
À l'arrivée des pompiers au 116 rue des Outardes aux environs de 4 h, ceux-ci n'ont eu d'autres choix que de sécuriser les résidences avoisinantes avant de s'attaquer au feu qui consumait le garage.
« Quand nous sommes arrivés, c'était l'embrasement général. Les flammes sortaient par le toit et celui-ci s'est effondré. Notre premier réflexe a été de protéger les maisons à ses côtés », rapporte le chef aux opérations du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke, Alexandre Groleau.
En outre, trois bombonnes de 20 livres de propane présentes à l'intérieur du garage ont compliqué le travail des pompiers, qui devaient s'assurer qu'elles n'explosent pas, ce qui aurait mis en péril tout ce qui se trouvait dans le périmètre immédiat. M. Groleau tenait à rappeler qu'il était primordial de garder ses bombonnes de propane à l'extérieur par mesure de sécurité.
Au total, il aura fallu une trentaine de minutes aux 16 pompiers pour maîtriser les flammes. Le garage est une perte totale.
« Heureusement, ce n'est que du matériel; les enfants vont bien », se consolait M Bourget, qui évalue à plus de 100 000 $ les biens qui sont partis en fumée.