Un bris mécanique en cause dans l'écrasement d'un ultraléger

C'est un bris mécanique survenu en plein vol qui aurait causé le décès de Luka Dussault en mars 2012. L'ultraléger piloté par l'homme de 35 ans a piqué du nez le 26 mars 2012 tout près de la piste d'atterrissage personnelle aménagée par la victime à Bury.
Le rapport du coroner Jacques Ramsay a été rendu public lundi. Le coroner se base sur l'expertise réalisée par le Bureau de sécurité dans les transports du Canada (BST) pour expliquer cet événement tragique.
« Décès accidentel. En l'absence de manoeuvres erratiques, il est raisonnable de penser que ce décès survient à la suite d'un bris mécanique. L'expertise du BST évoque la possibilité d'une fracture du longeron du côté gauche. Bien que l'examen de l'aéronef ne permet pas a posteriori de déterminer avec certitude la cause de l'accident, il s'agit certainement d'une hypothèse raisonnable », explique le coroner Jacques Ramsay dans son rapport d'investigation.
Dans son expertise, le BST croit que l'origine de l'accident tient à un bris du longeron, soit le tube qui supporte la voilure du côté de l'aile gauche. Le coroner cite le rapport qui mentionne que la « fracture possède des caractéristiques qui concordent à un bris par surcharge. »
Il précise que la pièce « ne permet pas toutefois de préciser le moment de la rupture et la cause de la défaillance. »
« En d'autres mots, la rupture pourrait s'être produite en vol et, dans ce cas, elle serait à l'origine de l'accident, ou encore s'être produite au sol au moment de la collision et alors être le résultat de l'accident », souligne le coroner Ramsay.
Selon le passager qui prenait place à bord le biplace, un bruit sourd suivi de secousses serait survenu après un virage à droite. L'ultraléger aurait alors roulé sur sa gauche en pointant son nez vers le bas. Le pilote n'a pas réussi à ramener l'appareil en vol avant qu'il ne s'écrase au sol.
Malgré une fracture ouverte au bras et une autre à la jambe, le passager de l'ultraléger a réussi à traverser la forêt pour se rendre chercher de l'aide pour le pilote Luka Dussault.
Luka Dussault était encore vivant lorsque les secouristes se sont rendus à lui. Cependant, son pouls était très faible. Son décès a été constaté à son arrivée au CHUS.
La victime pilotait des ultralégers depuis 2001, mais n'avait pas renouvellé sa licence après 2009. Il avait fait l'achat du biplace avec un moteur hélice à quatre pales en janvier 2012.